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Syrie: 88 soldats et rebelles tués en deux jours de combats dans le sud (ONG)

26/04/2014 07:24 EDT | Actualisé 26/06/2014 05:12 EDT

Plus de 88 soldats et rebelles ont été tués en deux jours dans des combats dans la province de Deraa, dans le sud de la Syrie, déchirée par une guerre sanglante, a rapporté samedi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les rebelles tentent de s'emparer de plusieurs collines dans cette région --berceau de la révolte contre le régime en mars 2011 qui s'est transformée en guerre civile-- afin de relier leur bastion de Deraa à la région voisine de Qouneitra, également dans le Sud.

"Ces combats ont tué (jeudi et vendredi) 43 soldats et 45 rebelles du Front al-Nosra (branche syrienne d'al-Qaïda) et d'autres brigades", a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Les combats violents se poursuivaient samedi dans le périmètre d'une colline stratégique, Tal al-Jabié, prise jeudi par les rebelles.

Les forces gouvernementales menaient une contre-offensive pour la récupérer, pilonnant cette colline à l'artillerie lourde et par hélicoptères, le principal atout de l'armée face aux rebelles, faiblement équipés.

Les rebelles tentaient parallèlement de s'emparer d'une autre colline, Tal-Joumouu, à cinq km de Tal al-Jabié.

Dans le conflit qui ravage le pays depuis trois ans, aucun belligérant ne semble capable de prendre le dessus, malgré de récentes avancées de l'armée.

Dans la ville de Homs (centre), où plus d'un millier de combattants sont retranchés dans une poignée de quartiers rebelles, les combats continuaient de faire rage aux alentours de la Vieille ville, fief des insurgés depuis deux ans.

Et à Alep (nord), l'armée de l'air a encore largué des barils d'explosifs sur des secteurs rebelles, comme elle fait quotidiennement depuis des mois, au prix de centaines de morts selon l'OSDH, malgré les condamnations internationales.

En dépit des violences, qui ne montrent aucun signe d'essoufflement, le régime se prépare à organiser une élection présidentielle le 3 juin, qui doit aboutir sans surprise à la réélection de Bachar al-Assad, un scrutin d'ores et déjà qualifié de "parodie de la démocratie" par l'opposition et les pays occidentaux.

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