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Naufrage du traversier : le premier ministre sud-coréen démissionne

26/04/2014 09:44 EDT | Actualisé 26/04/2014 10:53 EDT
AFP via Getty Images
South Korean Prime Minister Chung Hong-won is pictured during a meeting at the Finnish Parliament in Helsinki, Finland on October 24, 2013. AFP PHOTO / LEHTIKUVA / ANTTI AIMO-KOIVISTO FINLAND OUT (Photo credit should read ANTTI AIMO-KOIVISTO/AFP/Getty Images)

Le Premier ministre sud-coréen Chung Hong-Won a démissionné dimanche en assumant la responsabilité du naufrage du ferry qui a fait au moins 300 morts et disparus le 16 avril.

"Je présente mes excuses pour avoir été incapable d'empêcher cet accident de se produire et incapable d'en gérer correctement les suites", a déclaré le chef du gouvernement au cours d'une conférence de presse retransmise en direct à la télévision.

"J'ai estimé, en tant que Premier ministre, que je devais assumer mes responsabilités et démissionner".

Le gouvernement sud-coréen, de même que la plupart des institutions officielles impliqués dans la gestion des opérations de secours, ont essuyé de fortes critiques. Les familles accusent notamment les autorités d'avoir exagéré l'ampleur des secours dans leurs descriptions.

"Je voulais démissionner plus tôt mais la gestion de la situation était la première priorité et j'ai pensé que c'était un acte responsable d'apporter mon aide avant de partir", a justifié Chung Hong-Won.

Le nombre de personnes déclarées mortes s'élève à 187, selon le dernier bilan officiel communiqué samedi. Mais 115 restent portées disparues, coincées dans l'épave du Sewol, qui a sombré le 16 avril au matin avec 476 personnes à bord, dont 352 lycéens en voyage scolaire vers l'île de Jeju.

Les sauveteurs ont perdu tout espoir de retrouver des survivants et les familles dénoncent le rythme trop lent selon elles auquel sont menées les opérations de récupération des corps.

"L'accident a plongé tous les Sud-Coréens dans un état profond de choc et de tristesse. (De nombreux) jours ont passé depuis, mais les cris des familles des disparus continuent de me hanter la nuit", a confessé le Premier ministre.

"Ce n'est pas le moment de se pointer du doigt les uns les autres, nous devons terminer les opérations de secours", a-t-il encore dit, en demandant pour lui "le pardon et la compréhension".

Les 15 membres de l'équipage du ferry se trouvent désormais derrière les barreaux.

Les quatre marins qui n'avaient pas encore été placés en détention ont été arrêtés samedi tard dans la soirée.

Le capitaine du Sewol, Lee Joon-seok, ainsi que dix autres membres d'équipage, avaient déjà été arrêtés pour différents chefs d'accusation, notamment négligence et abandon de passagers.

L'attitude de l'équipage du ferry a été sévèrement critiquée, en particulier par la présidente sud-coréenne.

"Les actes du capitaine et de certains membres de l'équipage sont totalement incompréhensibles, inacceptables et équivalents à un meurtre", avait déclaré la présidente Park Geun-Hye.

Les recherches pour retrouver les corps qui pourraient encore être prisonniers de l'épave ont dû être abandonnées samedi, en raison d'une météo capricieuse.

Ces derniers jours pourtant, une météo favorable a aidé le travail des plongeurs, mais les conditions à l'intérieur du ferry sont très dures, avec une visibilité quasi-nulle.

Avec la suspension des recherches samedi, les parents des disparus craignent maintenant de ne plus jamais pouvoir récupérer les corps de leurs proches.

Jeudi soir, un groupe de parents en colère a agressé un responsable des garde-côtes, l'accusant de proférer des mensonges.

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