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Les Vénézuéliens dans la rue après un règlement limitant de droit de manifester

26/04/2014 08:26 EDT | Actualisé 26/06/2014 05:12 EDT

CARACAS, Venezuela - Des hordes d'opposants au président vénézuélien Nicolas Maduro sont descendus dans les rues de Caracas, samedi, promettant d'y rester pour défier un règlement d'une cour supérieure limitant le droit de manifester.

Des organisateurs du mouvement étudiant ont décidé à la toute dernière minute de ne pas marcher au centre-ville afin d'éviter une confrontation avec les forces de la sécurité dans le district contrôlé par le gouvernement.

Ils se sont plutôt rassemblés dans les quartiers huppés de l'est de la ville, qui sont témoins de troubles civils depuis le mois de février.

Les manifestants brandissaient des pancartes dénonçant le règlement de la Cour suprême qui, plus tôt cette semaine, donnait aux policiers le droit de disperser les manifestations qui n'ont pas obtenu de permis. Ils affirment qu'il s'agit d'une autre tentative du gouvernement socialiste de museler les citoyens mécontents de l'inflation de 57 pour cent et de pénuries record de produits de base.

Bien que M. Maduro ne cédera probablement pas aux demandes de l'opposition qui réclament l'amnistie pour les activistes détenus, les négociations pourraient le forcer à adoucir la mainmise de l'État sur l'économie, a expliqué Dimitris Pantoulas, un conseiller politique de Caracas.

Son approbation aux récentes hausses de prix des produits réglementés et sa propension à utiliser des économies du gouvernement réservées à des programmes sociaux pour financer des investissements privés sont des signes d'un pragmatisme exagéré, a-t-il illustré.

«S'asseoir à la même table que le gouvernement est une chose que l'opposition n'est pas parvenue à faire en 15 ans» de règne socialiste, a affirmé M. Pantoulas.

Alors que les étudiants boycottent les discussions, ils mettent une pression considérable sur les négociateurs en refusant de quitter la rue. Des dizaines d'entre eux campent à l'extérieur des bureaux de l'ONU depuis plus d'un mois, bloquant plusieurs voies de circulation routière sur l'une des artères les plus occupées de la capitale.

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