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La France a versé 18 M USD pour la libération des journalistes otages en Syrie (presse)

26/04/2014 05:51 EDT | Actualisé 26/06/2014 05:12 EDT

La France a versé 18 millions de dollars pour la libération des quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie et relâchés la semaine dernière, assure samedi l'hebdomadaire allemand Focus, affirmation "catégoriquement" démentie par Paris.

Les fonds, convoyés vers Ankara par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, ont été versés aux ravisseurs par l'intermédiaire des services secrets turcs, écrit Focus, citant des sources proches de l'Otan à Bruxelles.

Selon des experts de l'Otan, l'espionnage français a été informé dès le début de la prise d'otage du lieu de détention des quatre journalistes, mais a renoncé à une intervention armée pour les libérer en raison des combats qui secouent la Syrie, poursuit le magazine.

La cabinet du ministère de la Défense a tenu à apporter à l'AFP un démenti à ces affirmations.

"Le gouvernement dément catégoriquement les informations contenues dans l'hebdomadaire cité et réitère la position de la France sur la question des libérations d'otages telle que Laurent Fabius l'avait rappelée samedi dernier", a affirmé cette source.

A l'occasion de la libération le week-end dernier de quatre journalistes français après dix mois de captivité en Syrie, le ministre des Affaires étrangères avait rappelé le credo de Paris, à savoir que "l'Etat français ne paie pas de rançons".

"C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres. Tout est fait par des négociations, des discussions", avait lui-même insisté le chef de l'Etat François Hollande.

Didier François, grand reporter à la radio française Europe 1, et le photographe Edouard Elias avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter à l'hebdomadaire français Le Point, et Pierre Torrès, photographe indépendant, avaient été enlevés le 22 juin à Raqqa.

Ils ont été retrouvés par une patrouille de l'armée turque dans la nuit du 19 au 20 avril dans le no man's land de la frontière séparant la Turquie et la Syrie, près de la petite ville turque d'Akçakale (sud-est).

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