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Des observateurs de l'OSCE toujours captifs en Ukraine; plus de sanctions du G7

26/04/2014 08:49 EDT | Actualisé 26/06/2014 05:12 EDT

SLOVIANSK, Ukraine - Alors que les gouvernements du G7 ont annoncé qu'ils séviraient contre la Russie et ses supporters dans l'est du l'Ukraine, un groupe d'observateurs étrangers demeurait captif d'insurgés pro-russes, samedi, qui les soupçonnent d'être des espions de l'OTAN.

Les huit membres de l'équipe pilotée par l'Allemagne se trouvaient en Ukraine pour le compte de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) lorsqu'ils ont été capturés par les troupes prorusses. Le ministère allemand de la Défense a admis avoir perdu tout contact avec le groupe, qui comprend aussi cinq Ukrainiens.

Viacheslav Ponomarev, qui s'est autoproclamé maire de Sloviansk, a décrit les observateurs comme étant des «captifs» et des représentants d'États membres de l'OTAN.

Le chef rebelle a précisé que les observateurs avaient en leur possession des cartes indiquant l'emplacement des points de contrôle des insurgés, ce qui laissait croire qu'ils étaient des espions.

Samedi, à l'extérieur de Sloviansk, les forces ukrainiennes s'affairaient toujours à mettre en place un périmètre de sécurité à l'extérieur de Sloviansk dans une tentative pour réprimer la rébellion, qui pourrait faire capoter les élections du 25 mai.

Dans un communiqué conjoint diffusé vendredi par la Maison-Blanche, les États-Unis et d'autres pays du Groupe des Sept avaient déclaré qu'ils pourraient imposer d'autres sanctions économiques contre la Russie dès lundi en réaction à ses agissements en sol ukrainien. L'Occident reproche à Moscou de favoriser le soulèvement dans l'est de l'Ukraine et de n'avoir rien fait pour convaincre les milices prorusses de quitter les postes de police et les édifices gouvernementaux qu'elles occupent dans plus de 10 villes de la région.

«Nous allons maintenant appliquer les conséquences pratiques et judiciaires de cette annexion illégale, entre autres, mais pas uniquement, aux secteurs économiques, commerciaux et financiers», a dit le G-7, référant à l'annexion récente de la région de la Crimée à la Russie.

L'Union européenne prévoit aussi imposer davantage de sanctions. Les ambassadeurs des 28 nations membres de l'union se rencontreront lundi à Bruxelles pour ajouter le gel des actifs et une interdiction de voyager à la liste des sanctions imposées aux autorités russes et aux leaders pro-russes en Ukraine.

L'un des leaders de l'insurrection prorusse dans l'est de l'Ukraine a déclaré, samedi, que les insurgés pourraient relâcher les observateurs étrangers qu'ils détiennent en échange de la libération de leurs camarades emprisonnés.

Tim Guldimann, l'envoyé spécial de l'OSCE pour l'Ukraine, a affirmé en entrevue avec la radio publique allemande WDR, samedi, que des «efforts étaient en cours pour régler ce problème». Il a refusé de donner davantage de détails.

Vendredi soir, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, avait exhorté son homologue russe, Sergueï Lavrov, à exercer de la pression sur les rebelles afin que les observateurs soient libérés. Le même message a été transmis à un représentant de l'ambassade russe en Allemagne.

Dans un communiqué publié samedi, le ministère russe des Affaires étrangères a dit avoir pris toutes les mesures nécessaires pour résoudre le conflit, mais a accusé Kiev d'avoir failli à son devoir d'assurer la sécurité de l'équipe de l'OSCE.

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