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RDC: plus de 51.000 signatures pour la démission du chef de la Commission électorale (opposition)

25/04/2014 06:10 EDT | Actualisé 25/06/2014 05:12 EDT

Des représentants de l'opposition congolaise ont remis à l'Assemblée nationale une pétition de plus de 51.000 signatures réclamant la démission du président de la Commission électorale nationale (Céni), l'abbé Apollinaire Malu-Malu, a-t-on appris vendredi auprès de ces opposants.

"Nous avons remis jeudi 51.192 signatures, après que 3.000 nous ont été arrachées par la police" à Kinshasa, a déclaré à l'AFP le député Martin Fayulu, membre du collectif "Sauvons la RDC".

Ce collectif, qui rassemble des partis politiques et des associations, a lancé le 17 février la pétition "Malu-Malu, dégage de la Céni" et accuse le président de la commission d'être "inféodé au pouvoir".

La pétition a été remise au président de l'Assemblée nationale, Aubin Minaku, par M. Fayulu, le député Jean-Bertrand Ewanga, de l'Union pour la nation congolaise (UNC, troisième parti d'opposition) et Christopher Ngoyi, représentant une partie de la société civile.

Fin mars, la plateforme politique Majorité présidentielle (au pouvoir), dont le président de l'Assemblée est secrétaire général, avait déclaré envisager "sérieusement" un référendum pour modifier la Constitution en vue de changer le mode de scrutin des élections provinciales. De nombreux opposants y voient une manoeuvre devant à terme aider le président Joseph Kabila à briguer un troisième mandat.

L'abbé Malu-Malu avait présidé la Commission électorale indépendante (CEI), créée après les accords de paix inter-congolais de 2002 et qui avait organisé en 2006-2007 les premières élections démocratiques du pays.

La CEI a par la suite été remplacée par la Céni, dirigée, avant la désignation de l'abbé Malu-Malu, par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Ce dernier a travaillé pour le président Kabila en tant que conseiller "spirituel", tandis que l'abbé Malu-Malu a été expert au service présidentiel d'études stratégiques.

M. Kabila et son camp ont remporté la présidentielle et les législatives contestées du 28 novembre 2011. L'opposition avait rejeté les résultats, accusant la Céni de fraude en faveur du pouvoir.

hab/hba

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