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Maintien en garde à vue de quatre policiers soupçonnés du viol d'une Canadienne à Paris

25/04/2014 11:22 EDT | Actualisé 25/06/2014 05:12 EDT

Quatre policiers français étaient toujours en garde à vue vendredi, soupçonnés du viol d'une Canadienne au "36, quai des Orfèvres", le siège historique de la police judiciaire à Paris, une affaire qui provoque une onde de choc au sein de cette institution.

Les quatre hommes, interpellés jeudi dans le cadre de cette enquête ouverte par le parquet de Paris, ont vu leur garde à vue prolongée vendredi après-midi, a indiqué une source judiciaire à l'AFP. Ils pourraient être présentés samedi à un juge d'instruction.

Pour les enquêteurs de "la police des polices", l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), il s'agit d'ici là de rassembler des indices qui corroboreront, ou non, les accusations de la touriste canadienne de 34 ans. Selon une source proche du dossier, les policiers mis en cause ont nié avoir eu des relations sexuelles avec cette femme, arrivée en France mi-avril pour des vacances.

Les faits présumés se sont déroulés dans la nuit de mardi à mercredi. Selon des sources proches du dossier, la plaignante affirme avoir rencontré les policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), l'ancienne brigade "antigang", dans un pub irlandais du quartier où beaucoup de policiers ont leurs habitudes.

Après une soirée arrosée, elle aurait selon ces sources accepté ensuite de les suivre dans les locaux de la BRI. C'est en resortant, visiblement sous le choc, qu'elle a affirmé à l'agent de faction avoir été violée. Sa plainte a rapidement été recueillie dans un commissariat du centre de la capitale.

De premiers examens médicaux ont été réalisés ainsi que des prélèvements ADN, mais le résultat des analyses pourrait ne pas tomber avant la fin de leur garde à vue, qui peut durer jusqu'à 48 heures.

Des perquisitions ont par ailleurs été menées au domicile des quatre policiers par l'IGPN, qui s'est également déplacée sur le lieu du viol présumé.

Les enquêteurs devraient multiplier les interrogatoires d'ici la fin des gardes à vue, voire organiser une confrontation avec la plaignante, pour déterminer d'une part s'il y a bien eu relations sexuelles, et si celles-ci ont eu lieu ou non sous la contrainte.

L'affaire a provoqué un vif émoi au sein de la Police judiciaire parisienne, certains appelant à la prudence à ce stade de l'enquête. "Quoi qu'il arrive, l'image du +36+ risque d'en pâtir", a indiqué un officier.

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