NOUVELLES

Décès d'un sans-abri dans un abribus en Nouvelle-Écosse: deux hommes accusés

25/04/2014 10:20 EDT | Actualisé 25/06/2014 05:12 EDT

BERWICK, N.-É. - Deux hommes ont été accusés de meurtre prémédité, vendredi, en lien avec la mort d'un sans-abri dont le corps a été retrouvé l'an dernier dans un abribus incendié de Berwick, en Nouvelle-Écosse.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a indiqué que Daniel Wayne Surette, 26 ans, de Berwick, et Kyle David James Fredericks, 25 ans, du district de Berwick, avaient été formellement accusés du meurtre de Harley Lawrence. M. Lawrence est mort le 23 octobre 2013 dans cette petite localité rurale de la vallée d'Annapolis.

La police a dévoilé peu de détails concernant la mort de l'homme de 62 ans, mais avait annoncé l'arrestation de deux suspects plus tôt dans la journée.

Selon des résidants de la communauté, M. Lawrence avait commencé à utiliser l'abribus comme refuge avec la chute des températures, à l'automne.

Ronald Lawrence a indiqué que son frère avait des problèmes de santé mentale non diagnostiqués, qui ont commencé à apparaître alors qu'il était âgé d'environ 25 ans.

Selon le surintendant Darrell Beaton, l'aide de résidants de la communauté et des «milliers d'heures» d'enquête ont mené à ces arrestations.

«Notre objectif était de récolter des preuves qui permettraient d'identifier la ou les personnes supposément responsables de la mort de Harley Lawrence, et nous avons accompli cela», a affirmé M. Beaton dans un communiqué.

D'après la police, Surette a été arrêté à Berwick, tandis que Fredericks a été arrêté à Lower Sackville, une banlieue de Halifax. Les arrestations ont été effectuées sans incident.

Les deux suspects comparaîtront en cour lundi, à Kentville.

Le surintendant Beaton a reconnu que les circonstances entourant la mort de l'homme avaient été difficiles à vivre pour les gens de la localité.

«La communauté a été ébranlée par les circonstances horrifiantes entourant la mort de Harley Lawrence», a-t-il affirmé en conférence de presse.

«Dans les jours et les semaines ayant suivi son décès, la famille de M. Lawrence, les citoyens de Berwick et la police tentaient tous de trouver des réponses.»

L'inspectrice Chris MacNaughton a ajouté que les membres de la communauté s'étaient rapprochés après la mort de M. Lawrence.

«Cela a été un moment éprouvant pour la famille Lawrence et la communauté dans son ensemble», a-t-elle dit. «En tant que policière, j'ai vu comment la tragédie peut réunir les gens, comme dans ce cas-ci.»

Après l'annonce de l'arrestation de deux suspects vendredi matin, Ronald Lawrence a compris que plusieurs questions entourant la mort de son frère pourraient n'être résolues que durant les procédures judiciaires.

«Cela fait partie du processus de guérison d'obtenir des conclusions et d'aller au fond de ce qui lui est arrivé», a-t-il dit.

«Il y aura une sorte d'aboutissement quand tout aura été dit et fait, mais il reste encore beaucoup de questions non résolues par la GRC jusqu'à maintenant.»

M. Lawrence dit comprendre pourquoi la police a mis du temps pour mener son enquête. «Ils ont procédé en suivant les règles», a-t-il affirmé.

PLUS:pc