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Canonisations: 98 délégations, mais peu de personnalités de premier plan

25/04/2014 10:38 EDT | Actualisé 25/06/2014 05:12 EDT

98 délégations d'Etats ou d'organisations internationales sont attendues dimanche sur la place Saint-Pierre pour la double canonisation de Jean Paul II et Jean XXIII, mais leur niveau de représentation est en général peu élevé: rien à voir avec les obsèques de Jean Paul II en 2005.

Selon la liste encore provisoire communiquée vendredi par le Saint-Siège, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, déjà venu pour la béatification de Jean Paul II en 2011, est annoncé. Parmi les autres personnalités attendues, figure le Premier ministre de l'Ukraine, Arseni Iatseniouk, mais personne ne s'est annoncé de Moscou. Le fondateur du syndicat Solidarité Lech Walesa, dont Jean Paul II avait soutenu le combat, sera présent dans une délégation polonaise très fournie, comprenant le président Bronislaw Komorowski et l'ancien président Aleksander Kwasniewski.

Pour honorer le Bergamasque Jean XXIII, l'Italie sera largement représentée par le président de la République Giorgio Napolitano et le Premier ministre de centre gauche, Matteo Renzi, accompagné de son épouse.

C'est le président du Conseil européen Herman van Rompuy et le président de la commission Jose Manuel Barroso qui représenteront l'Union européenne.

La Premier ministre français Manuel Valls et l'épouse de l'ancien président Jacques Chirac, Bernadette Chirac, viendront de France. Le Premier ministre irlandais Enda Kenny, qui a eu des relations tendues avec le Saint-Siège au sujet des scandales de pédophilie, fera aussi le voyage de Rome.

Les Etats-Unis seront représentés simplement par le conseiller du président Barack Obama, John Podesta, le Mexique par l'épouse du président de la République, Angelica Rivera de La Pena. Aucune représentation du Brésil, plus grand pays catholique du monde, ne figurait sur la liste fournie par le Vatican.

Pour l'Argentine, c'est le président de la Chambre des députés, Julian Dominguez, qui sera présent, la présidente Cristina Kirchner s'étant rendue à plusieurs reprises au Vatican pour voir le pape François.

Les présidents de Bosnie, de Bulgarie, du Cameroun, de la Croatie, de l'Equateur, du Salvador, du Gabon, de la Guinée Equatoriale, du Honduras, du Kosovo, du Liban, de Lituanie, du Paraguay, de la Slovaquie, de la Hongrie, seront sur la place Saint-Pierre, ainsi que des Premiers ministres, des ministres, des présidents de chambre, d'anciens présidents, des souverains ou des membres de familles royales: parmi eux le roi et la reine d'Espagne, l'ancien roi des Belges, Albert II, le co-prince d'Andorre, les princes du Liechtenstein.

Interrogé sur la présence possible de personnalités qui ne sont pas des modèles de démocratie, le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, avait souligné ces derniers jours que le Saint-Siège ne lançait pas d'invitations pour de telles célébrations: "Quand il y a une célébration importante au Vatican, les autorités de tous les pays sont informées. La règle est: si vous voulez venir, venez. Il n'y a pas d'invitation spécifique".

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