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Vol MH370: la Malaisie va publier son rapport d'enquête

24/04/2014 10:06 EDT | Actualisé 24/06/2014 05:12 EDT

La Malaisie va publier la semaine prochaine un rapport préliminaire sur la disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines, a annoncé le Premier ministre Najib Razak, dont le gouvernement a été vivement critiqué pour le manque de transparence dans l'enquête.

"J'ai demandé à une équipe d'experts d'étudier ce rapport et il est probable qu'il sera publié la semaine prochaine", a déclaré le Premier ministre dans un entretien à la chaîne de télévision américaine CNN, diffusé jeudi soir.

Le gouvernement malaisien n'a jusqu'à présent rien révélé de son enquête sur la disparition du MH370, le 8 mars, qui reste toujours inexpliquée.

L'avion avait 239 personnes à son bord, des Chinois et des Malaisiens principalement, et effectuait la liaison Kuala Lumpur/Pékin.

Après avoir changé radicalement de cap pour une raison inconnue une heure après le décollage, le MH370 se serait abîmé dans le sud de l'océan Indien, à quelque 1.600 km au nord-ouest de Perth (côte australienne occidentale) selon des données satellitaires.

Malgré de gigantesques opérations de recherches, par avions, bateaux et robot sous-marin, aucune trace n'a été retrouvée.

La Malaisie a essuyé un feu de critiques très vite après la disparition de l'appareil, en raison d'une réponse initiale chaotique: informations contradictoires et indices importants non relevés --un radar a capté le passage de l'avion peu après son changement de cap mais personne n'a réagi--, suscitant la colère des familles des disparus.

Dans cet entretien à CNN, le Premier ministre a indiqué que son gouvernement n'était pas encore prêt à déclarer décédées les personnes à bord du vol MH370.

"A un moment donné, je le serai, mais pour l'instant je pense qu'il faut prendre en compte les sentiments des proches et certains ont dit publiquement qu'ils n'étaient pas prêts à accepter (le décès de leur proche) jusqu'à ce qu'on trouve une preuve concrète" du crash de l'avion, a ajouté Najib Razak.

Mais "il est difficile d'imaginer autre chose" que la mort des passagers, a-t-il précisé.

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