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Soudan du Sud: le Conseil de sécurité des Nations unies exprime son «horreur»

24/04/2014 01:03 EDT | Actualisé 24/06/2014 05:12 EDT

NAIROBI, Kenya - Le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé jeudi son «horreur» face au récent massacre de centaines de civils au Soudan du Sud, au moment où l'ambassadeure américaine s'inquiétait d'une détérioration de la situation.

Le communiqué musclé du Conseil de sécurité condamne le massacre commis la semaine dernière à Bentiu, la capitale de l'État pétrolifère d'Unity, ainsi que le recours à la radio pour inciter à la haine et à la violence sexuelle. Le communiqué ajoute que les membres du Conseil pourraient imposer des sanctions si les attaques contre des civils se poursuivent.

L'ambassadeure américaine Samantha Powers a prévenu que le plus jeune pays du monde vacille au bord d'un gouffre et qu'il pourrait bientôt sombrer dans une catastrophe humanitaire.

Ces condamnations surviennent une dizaine de jours après que des rebelles de l'ethnie Nuer aient pris le contrôle de Bentiu et massacré des non-Nuers dans une mosquée, dans un hôpital et dans les rues, laissant derrière eux des «piles et des piles» de cadavres, selon le principal responsable humanitaire onusien au Soudan du Sud.

Le directeur sortant de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge au Soudan du Sud, Melker Mabeck, s'est lui aussi inquiété de la composante ethnique du conflit sud-soudanais. Même si une solution politique devait survenir, a-t-il dit, le gouffre entre les différents groupes ethniques est maintenant trop vaste.

Par ailleurs, le président sud-soudanais Salva Kiir a limogé jeudi le chef d'état-major James Hoth Mai, un membre de l'ethnie Nuer. Le général Mai était en poste depuis 2009 et son renvoi exclut encore davantage les Nuers des sphères du pouvoir.

M. Kiir a également remercié le directeur des renseignements militaires, lui aussi un Nuer. Les deux hommes seront remplacés par des membres de l'ethnie Dinka à laquelle appartient le président.

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