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Saison 2014-2015 du Théâtre Jean-Duceppe : des couples et des familles, des secrets et des bilans

24/04/2014 09:46 EDT | Actualisé 24/04/2014 09:58 EDT
Courtoisie Théâtre Jean Duceppe

Le Théâtre Jean-Duceppe se concentrera beaucoup sur les thèmes du couple et de la famille pour sa 42e saison. Enfants blessés devenus des adultes torturés, échanges chargés de non-dits ou vérités lancées au moment inopportun, amants en quête de sévices psychologiques, misères d’une vedette sur le déclin; l’âme humaine y sera sondée sous toutes ses facettes. Michel Dumont, directeur artistique de Duceppe, a procédé mercredi au dévoilement de la programmation 2014-2015 de l’institution, dont voici un aperçu.

On marquera l’arrivée de l’automne, dès le 10 septembre, avec Peter et Alice, de John Logan, que mettra en scène Hugo Bélanger, dans une traduction de Maryse Warda. Béatrice Picard portera la distribution de cinq acteurs, comprenant aussi Félix Beaulieu-Duchesneau, Marie-Ève Milot, Carl Poliquin et Éric Paulhus, qui donnera vie à cette histoire d’une vieille dame et d’un jeune homme, lesquels sont en fait les muses qui ont inspiré les contes Alice au pays des merveilles et Peter Pan. Peter et Alice trace le récit de destins d’enfants bouleversés par des auteurs qui ont fait figer à jamais la pureté et l’innocence de leur jeunesse.

Août – Un repas à la campagne, de Jean-Marc Dalpé, suivra à compter du 29 octobre. Cette fresque familiale réunit quatre générations d’un même clan qui se retrouvent à la maison de campagne où chacun a vécu, le temps d’un pique-nique… où personne n’a envie d’être. L’arrogance de la ville confrontera la solitude et l’isolement de la campagne, les malaises, les silences et les dénis se multiplieront, dans la chaleur étouffante d’août. Chantal Baril, Michel Dumont, Monique Mercure, Gilles Renaud et Pierrette Robitaille, entre autres, joueront sous la direction de Martine Beaulne.

Humour, violence et star déchue

Pour la période des Fêtes, on a opté pour Les Chroniques de Saint-Léonard, un texte de Steve Galluccio que matérialisera Monique Duceppe. Quand les amoureux Robert et Terry accueillent leur famille respective pour un souper à l’italienne, parce qu’ils ont une grande nouvelle à annoncer, la rencontre tourne à la foire. Vin maison de qualité moyenne, grand-maman complètement désinhibée, règlements de comptes, étalages de secrets; le dénouement ne sera peut-être pas celui qui était prévu, mais ça ne signifie pas que l’amour est absent. Pierre-François Legendre et Émilie Bibeau se donneront la réplique dans les rôles de Robert et Terry, et Pauline Martin, Béatrice Picard, Sylvie Potvin, Claude Prégent et Harry Standjofski les entoureront, du 17 décembre au 7 février.

Qui a peur de Virginia Woolf? mettra en vedette Maude Guérin, Normand D’Amour, Kim Despatis et François-Xavier Dufour. Cette guerre de pouvoir malsaine oppose l’homme et la femme d’un couple qui, après une nuit arrosée, se livrent à une joute de mots où règnent violence psychologique et soif de domination et d’humiliation. Un autre tandem se joindra à eux et deviendra vite le pantin de ses aînés. C’est Serge Denoncourt qui apprêtera à sa manière ce classique d’Edward Albee, à partir du 18 février. Michel Tremblay en signe la traduction, en collaboration avec Denoncourt.

Enfin, Judy Garland, la fin d’une étoile, permettra à Linda Sorgini de briller dans la peau de la chanteuse et actrice qui, en 1968, montait sur les planches pour une ultime série de spectacles, à Londres, en compagnie de son dernier mari, Mickey, et de son pianiste, Anthony, qu’interpréteront Éric Robidoux et Roger La Rue. Elle n’avait que 46 ans. Les deux hommes protègent la diva des paradis artificiels d’Hollywood, de sa dépendance aux barbituriques, de sa propre démesure, de son passé truffé d’abus. Elle, de son côté, demeure altière, droite et fière, et souhaite combler son parterre une dernière fois avant de quitter ce monde. Elle est loin, l’époque où Judy Garland, l’adolescente, incarnait Dorothy dans Le Magicien d’OzJudy Garland, la fin d’une étoile, un drame musical, est une création de Peter Quilter, dont les écrits sont traduits par Michel Dumont. Michel Poirier assurera la mise en scène. On verra le résultat le 8 avril.

Pour en savoir plus sur la programmation 2014-2015 du Théâtre Jean-Duceppe ou pour s’abonner, on consulte le www.duceppe.com.

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