NOUVELLES

RDC: poursuite des opérations pour sauver les rescapés d'un accident de train meurtrier (Santé)

24/04/2014 04:23 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

Les efforts se poursuivaient jeudi pour sauver des rescapés de l'accident de train qui a tué mardi plusieurs dizaines de personnes dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris auprès du ministre de la Santé.

"Une grue spéciale avec une main d'oeuvre supplémentaire spécialisée dans le déraillement est arrivée sur les lieux depuis (mercredi) 23h00 (21h00 GMT) pour soulever les wagons", a déclaré à l'AFP le Dr Félix Kabange Numbi, qui s'est rendu sur le lieu de l'accident mercredi avec d'autres responsables officiels.

Mercredi, "j'ai parlé avec une femme dont la jambe était coincée par un wagon, et là on vient de la dégager", s'est-il réjoui.

Le drame est survenu dans un lieu très enclavé et marécageux à environ 65 kilomètres au nord de Kamina, une localité située à quelque 600 km au nord-ouest de Lubumbashi, la capitale de la riche province minière du Katanga, après qu'un train de marchandises transportant des passagers clandestins a déraillé.

Les bilans provisoires passent du simple au double d'une source à l'autre. Mercredi soir, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a donné "au moins 57 morts", tandis qu'un journaliste de Kamina en rapportait 70 et que l'ONG des droits de l'Homme Justicia une centaine.

"J'ai dénombré moi-même mercredi 40 morts. Ce matin, on m'a annoncé que le bilan est monté à 48", a pour sa part expliqué le Dr Kabange Numbi. "Il y a par ailleurs 162 blessés et 11 blessés graves. Les blessés graves seront évacués aujourd'hui sur Lubumbashi", a-t-il précisé.

Une équipe médicale de l'armée de la base de Kamina apporte son aide aux rescapés. Mercredi soir dans un communiqué, le chef de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco), Martin Kobler, a dit qu'il avait demandé à la Monusco "d'apporter toute l'assistance nécessaire aux autorités provinciales et à la population".

Les accidents de train sont assez fréquents en RDC, dont le réseau ferroviaire mis en service à l'époque coloniale belge n'a été que peu entretenu depuis l'indépendance, en 1960.

La Banque mondiale finance un projet qui doit notamment restaurer la "viabilité financière et opérationnelle" de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), en plein redressement économique. Via la Banque mondiale, la SNCC, basée à Lubumbashi, a déjà acquis de nouveaux rails et des locomotives.

hab/hm

PLUS:hp