NOUVELLES

Le premier ministre ukrainien remercie Stephen Harper pour le soutien du Canada

24/04/2014 05:12 EDT | Actualisé 24/06/2014 05:12 EDT
GENYA SAVILOV via Getty Images
Ukraine's Prime Minister Arseniy Yatsenyuk delivers a speech during a convention of Batkivshchyna ('Fatherland') party in Kiev on March 29, 2014. Ukraine's controversial opposition leader, Yulia Tymoshenko, has formally joined the race to become the country's president, on the same day as the huge task facing the new leadership was underscored by a tough IMF aid package that will foist deep austerity on the country. AFP PHOTO / GENYA SAVILOV (Photo credit should read GENYA SAVILOV/AFP/Getty Images)

OTTAWA - Le premier ministre Stephen Harper a joint jeudi par téléphone son homologue ukrainien, Arseni Iatseniouk, pour discuter des récents développements dans la région.

Le cabinet de M. Harper a indiqué que les deux hommes avaient vivement dénoncé l’occupation russe «illégale» en Ukraine ainsi que les «gestes militaires provocateurs continus» posés par la Russie.

M. Iatseniouk a manifesté sa reconnaissance pour le soutien du Canada, citant particulièrement l'annonce de l'envoi d'environ 500 observateurs pour l'élection présidentielle du mois prochain.

Pendant ce temps, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, poursuivait sa visite de pays d'Europe de l'Est afin de montrer un front uni contre la Russie.

À Varsovie, M. Baird et son homologue polonais Radoslaw Sikorski ont signé une déclaration de principes, et ont promis de collaborer afin de renforcer la démocratie en Ukraine.

M. Baird a indiqué que le Canada contribuera 9,2 millions $ à ces initiatives, qui doivent inclure des mesures pour combattre la corruption et la criminalité.

«Le Canada se réjouit de s'associer à la Pologne dans une approche coordonnée en soutien à l'avenir de l'Ukraine en tant qu'État européen souverain, uni et prospère, libre de l'interférence de la Russie et de ses menaces», a écrit M. Baird dans un communiqué. Il a dit juger important de consolider la fragile démocratie en Ukraine.

«Le Canada et la Pologne se pencheront sur les moyens d'aider l'Ukraine à renforcer ses institutions et à retrouver la stabilité, puisque nous savons à quel point cela est important pour tout pays aspirant à plus de démocratie», a affirmé le ministre.

M. Baird avait visité la République tchèque mardi, et s'est rendu en Slovaquie et en Pologne mercredi. Il doit encore se rendre en Lettonie et en Estonie ce vendredi.

MM. Baird et Harper ont eu récemment des mots durs pour le président russe Vladimir Poutine, condamnant l'annexion de la Crimée et le présentant comme la plus grande menace à la paix mondiale depuis la fin de la Guerre froide.

À Varsovie, jeudi, M. Baird a été aussi incisif. Il a dit croire à une escalade du conflit, alors que les Ukrainiens tentent d'expulser des militants prorusses qui occupent des édifices gouvernementaux depuis plusieurs semaines. Il a blâmé le président Poutine pour avoir violé un accord conclu à Genève qui appelait les insurgés à lever le siège, et réclamait l'envoi d'observateurs internationaux pour évaluer la situation.

«Nous ne pouvons pas laisser un seul homme au Kremlin redessiner les frontières de l'Europe», a déclaré M. Baird jeudi.

Depuis deux mois, le gouvernement Harper a expulsé un diplomate russe, imposé des sanctions contre des responsables et des institutions russes, proposé conjointement une résolution des Nations unies sur la crise ukrainienne, et annoncé 220 millions $ pour aider à stabiliser l'économie ukrainienne. M. Harper s'est aussi rendu à Kiev à la fin du mois dernier. Le Canada a de plus annoncé qu'il contribuera six chasseurs CF-18 à une mission de l'OTAN.

Plus tôt jeudi, le ministre Baird a visité le site du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau en Pologne. Accompagné de l'ambassadrice du Canada en Pologne, Alexandra Bugailiskis, il est entré par la porte ornée de l'inscription «Arbeit Macht Frei» (Le travail rend libre) par laquelle les détenus étaient conduits au camp pour y mourir — que ce soit dans des chambres à gaz, par le travail forcé, la famine ou la maladie.

De 1940 à 1945, les nazis ont tué plus de 1,1 million de personnes, la plupart juives, à Auschwitz et dans la localité voisine de Birkenau.

Le ministre Baird a visité le musée qui documente les atrocités et préserve la mémoire des victimes. Il a déposé des roses blanches et roses au pied du mur d'exécution, où les détenus, principalement des résistants polonais, ont été abattus.

INOLTRE SU HUFFPOST

Tensions entre l'Ukraine et la Russie (24 avril 2014)