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Poursuite de Kathleen Wynne: les conservateurs restent campés sur leur position

24/04/2014 04:48 EDT | Actualisé 24/06/2014 05:12 EDT

TORONTO - Le Parti progressiste conservateur (PPC) de l'Ontario a signifié jeudi son intention de «se défendre vigoureusement» contre la poursuite en diffamation déposée par la première ministre Kathleen Wynne, estimant qu'il s'agit d'une tentative de museler l'opposition.

La porte-parole du parti en matière d'énergie, Lisa McLeod, a lancé qu'il était hors de question de se laisser intimider, et a assuré que les députés progressistes-conservateurs «continueraient à poser les questions difficiles».

La poursuite a été intentée après que le leader de l'opposition à Queen's Park, Tim Hudak, eut suggéré que la première ministre libérale, Kathleen Wynne, avait «supervisé et possiblement ordonné la destruction criminelle de documents» portant sur l'annulation, à la veille des élections de 2011, des projets de construction de deux centrales thermiques. L'annulation de ces projets a coûté 1,1 milliard $ en fonds publics.

Selon Lisa McLeod, la population voit bien que la démarche vise essentiellement à faire taire l'opposition. Cela ne se produira pas, a lancé la députée, qui est aussi visée par la poursuite en diffamation. Elle a soutenu que les conservateurs jouissent d'un important soutien populaire car ils osent poser des questions corsées pour tenter de comprendre ce qui s'est passé dans ce dossier.

Les avocats du PPC ont déposé jeudi un avis d'intention de présenter une défense dans cette affaire, car les progressistes-conservateurs ne jugent pas que leurs commentaires «constituent une diffamation qui peut faire l'objet d'une poursuite».

Kathleen Wynne a écrit dans une lettre ouverte publiée le 30 mars que Tim Hudak savait que ses allégations entourant une implication de sa part dans la destruction de données étaient fausses, et que rien ne corroborait par ailleurs sa version des faits.

Elle avait demandé à son adversaire de retirer ses propos, ce qu'il a refusé de faire jusqu'à présent. La première ministre l'a donc mis en demeure pour diffamation.

La Police provinciale de l'Ontario enquête sur la suppression illégale de courriels gouvernementaux en lien avec l'annulation, par les libéraux, de deux projets de centrales au gaz, à Oakville et à Mississauga. Selon l'enquête policière, les fichiers en question auraient été effacés durant la période de transition entre le départ de l'ancien premier ministre Dalton McGuinty et l'arrivée de Mme Wynne.

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