POLITIQUE

Gel des embauches : «De la gestion à la petite semaine», dénonce le SFPQ

24/04/2014 06:06 EDT | Actualisé 24/04/2014 06:06 EDT
PC

La présidente générale du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Lucie Martineau, dénonce avec vigueur les premières annonces du nouveau gouvernement libéral de Philippe Couillard, notamment concernant la poursuite du gel des embauches. Un autre gouvernement, dit-elle, qui va faire «de la gestion à la petite semaine.»

«Il n’a même pas déballé ses boîtes et pris possession de son bureau de premier ministre qu’il annonce déjà un gel des embauches, critique-t-elle. Qu’il commence à prendre connaissance des dossiers et après il fera des annonces. Pour le moment, il ne sait même pas de quoi il parle.»

Ce n’est pas la première fois, rappelle Lucie Martineau, qu’un «nouveau gouvernement annonce dès son arrivé au pouvoir le gel des embauches». Pour elle, par contre, c’est une «recette trop souvent employée» pour tenter de séduire la population.

«J’ai l’impression de revenir en arrière, au moment où Jean Charest a pris le pouvoir en 2003 et qu’il annonçait un gel des embauches et une réingénierie de l’État, ironise-t-elle. C’est simple, on va sortir dans la rue et on va aller scander que nous n’avons pas voté pour ça. »

Selon la présidente du SFPQ, les syndiqués ne sont pas contre l’idée d’une révision des programmes. Par contre, prévient-elle, cette révision doit «toucher l’ensemble des programmes de l’État», pas seulement ceux s’adressant aux services à la population.

«On n’est pas contre l’idée d’une révision des programmes. Mais cette révision doit être complète et toucher aussi les programmes, par exemple, du financement aux entreprises», souhaite-t-elle.

«Chaque année, depuis plusieurs années, nous allons rencontrer les différents ministres des Finances pour leur présenter des solutions. Pourtant, c’est la même recette chaque année qui revient avec le gel des embauches» explique-t-elle.

Par ailleurs, insiste la présidente, si le nouveau gouvernement voulait envoyer un message fort à la population pour ce qui est des finances publiques, il «aurait pu commencer par couper dans le nombre de limousines pour ses ministres.»

La présidente du SFPQ s’inquiète également de l’intention du nouveau gouvernement de revoir certains programmes. Pour elle, ces «programmes assurent qu’il n’y a pas trop d’écart entre les riches et les pauvres», et ce, comme le recommandent plusieurs grandes organisations internationales.

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