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Une femme blâme la police brésilienne à la suite de la mort de son fils

23/04/2014 11:47 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

RIO DE JANEIRO - La mère d'un jeune homme dont le décès a provoqué des affrontements dans une favela de Rio de Janeiro, près d'une importante installation olympique, a blâmé les autorités policières pour la mort de son fils.

Dans une déclaration au portail Internet G1, Maria de Fatima da Silva a dit croire que des policiers ont tué son fils, Douglas Rafael da Silva Pereira, dont le corps a été trouvé mardi dans la favela de Pavao-Pavaozinho.

Cette favela se trouve située entre les réputées plages de Copacabana et d'Ipanema, et à peine à quelques centaines de mètres du site des compétitions de natation en vue des Jeux olympiques d'été de 2016. La favela a été le théâtre d'une flambée de violence, tard mardi, après le meurtre de l'homme, un résidant bien connu. M. da Silva était un personnage bien connu de la communauté, notamment parce qu'il participait comme danseur à une émission télévisée par le réseau Globo.

Selon un communiqué des autorités policières, un autre homme, Edison da Silva dos Santos, a été tué lors des affrontements nocturnes. Selon certains médias, ce dernier, un homme âgé dans la vingtaine, tout comme Douglas Rafael da Silva Pereira, aurait été mortellement atteint d'une balle à la tête.

Citant la mère de M. Pereira, le reportage du portail G1 mentionne que le jeune homme a succombé à une chute. Cependant, Mme Silva affirme que des avocats l'ont aidée à obtenir une copie du rapport d'autopsie, qui montrerait que le corps présente une perforation qui ne correspond pas au rapport de la police. G1, le portail internet du réseau Globo, a plus tard publié un reportage citant un expert en autopsies, selon qui la blessure décrite dans le rapport d'autopsie s'apparente davantage à une blessure par balle.

Une porte-parole de la police de Rio de Janeiro a refusé de commenter les reportages, se contentant de dire qu'une enquête avait été lancée. Dans un communiqué, les autorités policières ont plus tard indiqué que les officiers, les témoins et les membres des deux familles ont présenté des déclarations dans le cadre de l'enquête, à laquelle participaient aussi des membres de la section des homicides.

«Les enquêteurs attendent toujours les résultats des autopsies avant de se prononcer sur la cause des décès», mentionne le communiqué.

La police brésilienne a lancé, en 2008, un ambitieux programme de pacification de favelas fréquemment contrôlés par des narcotraficants, avant la tenue de la Coupe du monde cette année et des Olympiques dans deux ans.

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