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Sans Troy Perkins, l'Impact aurait paru plus mal encore cette saison

23/04/2014 12:33 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - En ce début de saison où la première victoire se fait encore attendre, aucun joueur ne peut se targuer d'être irréprochable chez l'Impact de Montréal. Sauf, peut-être, le gardien de but Troy Perkins.

Car sans lui, des matchs de 4-0 comme celui de samedi à Kansas City, il y a en aurait eu plusieurs autres cette année, alors que le onze montréalais montre une fiche de 0-4-3 à trois jours de disputer son premier match de la saison au stade Saputo.

Le jeune défenseur de l'Impact Karl Ouimette en convient d'ailleurs: Perkins est un gardien qu'on tend à sous-estimer dans la MLS.

«On devrait en parler plus, a souligné l'arrière de 21 ans cette semaine. Il accorde beaucoup d'attention à tous les petits détails. Il parle beaucoup à ses défenseurs. Par exemple, si je regarde le jeu et qu'un attaquant passe derrière moi, que je le vois ou pas, il me dit où l'attaquant se trouve. Quand je suis le dernier homme en défense, il me le dit aussi. Ce sont des détails comme ça qui nous aident à garder notre concentration durant tout le match.»

Perkins a une moyenne de 2,00 buts accordés par match, ce qui ne le place même pas parmi les 20 premiers à sa position dans la MLS à ce chapitre. Il est toutefois quatrième dans la ligue pour les tirs affrontés (35) et cinquième pour les arrêts (22). Depuis le début de la campagne, il a multiplié les arrêts-clés qui ont permis de garder l'Impact dans le match. Si le onze montréalais s'est trop souvent effondré mentalement, ce n'est certainement pas de sa faute. Même que par son attitude, Perkins fait figure d'exemple à suivre à ce titre.

«Il est solide depuis le début de la saison, a souligné Ouimette. C'est sûr qu'avoir un gardien comme ça, ça donne confiance.»

Perkins reconnaît qu'il se sent parfois seul devant son filet en raison des nombreux ballons qui se rendent jusqu'à lui, mais il accepte ce défi avec grâce.

«Il va y avoir des moments où tu vas te sentir tout seul sur ton île, mais ça fait partie du boulot de gardien de but, peu importe avec quelle équipe tu joues, a indiqué le vétéran gardien de 32 ans. Il s'agit de rester positif, de se battre et de faire ce que tu peux, afin de montrer aux gars que tu es prêt à batailler peu importe les circonstances.»

Perkins a d'ailleurs apprécié, pour ces mêmes raisons, le travail des jeunes joueurs de l'Impact qui ont affronté le Sporting, samedi.

«Ils ont montré ces qualités-là, justement, en se battant peu importe le contexte», a dit le gardien des performances de Ouimette, Maxim Tissot et Calum Mallace.

Ouimette en était à un deuxième départ d'affilée, tandis que de Tissot et Mallace ont tous deux obtenu leur premier départ de la campagne.

«Même quand ça n'allait pas bien, ils se sont battus, ils ont continué de donner l'effort qu'il fallait, a noté Perkins. Calum Mallace, je pense, a couru plus que quiconque sur le terrain. Même en fin de match, il effectuait des courses à l'aile. Parfois, nous aurions besoin que 10 joueurs fassent ça, pas seulement deux ou trois.»

Quelques observateurs étaient d'avis que l'entraîneur de l'Impact Frank Klopas a jeté Ouimette, Tissot et Mallace dans la fosse aux lions en leur demandant d'affronter le Sporting. Ouimette a toutefois affirmé qu'il s'agissait quand même d'une belle occasion d'apprendre, même s'il a reconnu que les conditions étaient difficiles.

«Ce sont les champions en titre, ils jouent à un autre niveau, a dit Ouimette. C'était une situation assez difficile mais en tant que jeune joueur, il faut faire face à plusieurs situations. Il faut être capable de voir jusqu'à quel niveau on peut se dépasser, et voir ce qu'on peut faire à partir de là.»

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