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Robert Marcil, un ancien cadre à la Ville de Montréal, plaide coupable

23/04/2014 01:57 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Robert Marcil, cet ex-directeur des travaux publics à la Ville de Montréal dont le sens de l'éthique avait été remis en question devant la Commission Charbonneau, a plaidé coupable à trois chefs d'accusations qui pesaient contre lui devant le Conseil de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec, mercredi matin.

Il a donc reconnu ne pas avoir sauvegardé son indépendance professionnelle et évité toute situation de conflit d'intérêts; d'avoir omis de respecter l'obligation de s'acquitter de ses obligations professionnelles avec intégrité; et d'avoir ignoré toute intervention d'un tiers qui pourrait influer sur l'exécution de ses devoirs professionnels au préjudice de son client.

Cependant, le Conseil de discipline n'a pas imposé de sanction dans l'immédiat, puisqu'il n'a pas accepté la proposition conjointe de l'avocat de M. Marcil et du procureur du Bureau du syndic, qui suggéraient une radiation d'un an plus les frais.

Le dossier de M. Marcil reviendra donc devant le Conseil de discipline le 28 mai prochain, afin de déterminer la date de la prochaine audience.

En février 2013, lors de son passage à la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, la juge France Charbonneau avait remis en question son sens de l'éthique, lui demandant même s'il avait été «imbécile et incompétent» pendant ses années à la Ville de Montréal.

M. Marcil a parfois siégé à certains comités de sélection de la Ville, alors qu'il avait au moins un bon ami au sein d'une firme de génie-conseil qui pouvait soumissionner pour obtenir des mandats de la Ville. Il avait reconnu ne pas avoir avisé son employeur d'un risque de conflit d'intérêts.

En septembre dernier, il avait été accusé par le Bureau du syndic de l'Ordre des ingénieurs en même temps que quatre autres membres, soit Luc Leclerc, Gilles Vézina, Claudio Balliana et André Lebeuf.

La cause de M. Leclerc a été reportée au 28 mai, celle de M. Vézina a été fixée au 29 mai et la date de celle de M. Lebeuf n'a pas encore été déterminée.

M. Balliana, pour sa part, a été condamné à trois périodes concurrentes de radiation de 18 mois pour s’être prêté à des procédés malhonnêtes ou douteux en acceptant à plusieurs reprises des sommes d’argent et des avantages indus, ainsi qu’en ayant omis de sauvegarder son indépendance professionnelle pour éviter toute situation de conflit d’intérêts.

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