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L'Otan "préoccupée" par les "menaces" russes contre l'Ukraine

23/04/2014 02:59 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

L'Otan a exprimé mercredi sa "préoccupation" après les menaces d'intervention russe en Ukraine, condamnant la "rhétorique enflammée" de Moscou et l'appelant à soutenir la mise en oeuvre de l'accord de Genève.

"Je suis préoccupé par les déclarations russes menaçant l'Ukraine d'une action militaire", a indiqué le secrétaire général adjoint de l'Alliance, Alexander Vershbow. "La Russie a la responsabilité d'apaiser la situation plutôt que de recourir à une rhétorique enflammée et à travestir la situation en Ukraine", a-t-il ajouté.

La Russie s'est dite prête à intervenir si ses "intérêts légitimes" étaient "attaqués" dans l'Est de l'Ukraine, après la relance d'une "opération antiterroriste" par Kiev contre les séparatistes.

"Le recours à des menaces voilées et le lancement de nouveaux exercices militaires près de la frontière ukrainienne ajoutent de la tension à une situation déjà volatile, et violent l'esprit de l'accord de Genève", a accusé M. Vershbow.

"La Russie devrait plutôt faire rentrer ses troupes dans leurs casernes, réduire les dangers d'une confrontation armée et soutenir la mise en oeuvre de l'accord de Genève, notamment en condamnant les actions violentes qui se poursuivent de la part de groupes armées illégaux dans l'Est de l'Ukraine", a-t-il dit.

De son côté, le commandant des forces de l'Otan en Europe, le général Philip Breedlove a estimé dans une interview à l'agence de presse roumaine Mediafax que les forces russes positionnées près des frontières ukrainiennes "sont nombreuses, bien équipées et prêtes, si on leur ordonnait, à envahir l'est de l'Ukraine".

Selon lui, le fait que la Transdniestrie, région séparatiste pro-russe de Moldavie et frontalière de l'ouest de l'Ukraine, ait demandé à être reconnue par la Russie "complique clairement les choses" dans la crise actuelle, la plus sévère entre l'Ouest et la Russie depuis la Guerre froide.

Interrogé sur le désir de la Roumanie et de la Pologne d'avoir une présence militaire permanente de l'Otan, M. Breedlove a indiqué que cette question devra être discutée au sommet de l'Alliance à l'automne.

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