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L'Europe voudrait s'éloigner de la Russie grâce au pétrole et au gaz du Canada

23/04/2014 01:23 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

OTTAWA - L'ambassadeur de la Pologne au Canada affirme que l'invasion russe en Crimée rend le pétrole et le gaz de l'Alberta plus attrayants pour les pays européens.

Marcin Bosacki a affirmé mercredi à Ottawa que la Pologne soutenait l'idée d'importer du pétrole et du gaz canadiens.

Ces propos ont été tenus alors que le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, s'apprête à se rendre en Pologne pour une visite de deux jours, jeudi et vendredi.

Plus tôt cette semaine, le premier ministre polonais, Donald Tusk, a plaidé dans un article du Financial Times que l'Union européenne devrait réduire sa dépendance aux sources énergétiques russes.

Marcin Piatkowski, économiste polonais auprès de la Banque mondiale, a souligné que la Pologne importait 60 pour cent de son gaz naturel de la Russie. Mais d'autres pays comme la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie et la Slovaquie dépendent à près de 100 pour cent du gaz russe.

M. Baird parcourt l'Europe de l'Est cette semaine dans le but d'exprimer la solidarité du Canada envers ces pays inquiets de l'annexion de la Crimée par la Russie et des interventions russes subséquentes dans l'est de l'Ukraine.

Le gouvernement de Stephen Harper cherche à augmenter les capacités d'exportations du Canada par l'entremise de nouveaux oléoducs et d'installations pour le gaz naturel liquéfié en vue de son transport outremer par bateau.

L'enjeu a été soulevé lors d'une visite de M. Harper en Allemagne le mois dernier, mais la chancelière Angela Merkel se montrait peu enthousiaste, étant donné le manque d'infrastructures existantes au Canada pour exporter ces hydrocarbures.

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