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Le pétrole hésite à New York avant les stocks de brut américains

23/04/2014 09:48 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole hésitaient peu après l'ouverture à New York mercredi, dans un marché misant sur une hausse des stocks d'or noir américains, de mauvais augure pour la demande du premier consommateur mondial de brut, et surveillant toujours l'Ukraine.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, grignotait 7 cents à 101,82 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après une ouverture en légère baisse.

"Le grand facteur sur le marché ce matin est le rapport hebdomadaire sur les chiffres du pétrole qui doit montrer une nouvelle hausse, ce qui pèse sur les prix", a expliqué Matt Smith de Schneider Electric.

Or, "si elles progressent de quelque 4 millions de barils supplémentaires, ces réserves pourraient dépasser le record atteint l'année dernière, ce qui explique la frilosité des opérateurs", a-t-il poursuivi.

Ces craintes d'une offre surabondante avaient précipité la chute des cours du WTI mardi, de plus de deux dollars. Ils ont effleuré mercredi, en cours électroniques, un plus bas depuis deux semaines.

Les stocks ont gonflé jusqu'à 394,1 millions de barils la semaine dernière, soit tout près des 397,6 millions de barils enregistrés en mai 2013. Il s'agissait alors d'un sommet depuis le début de la publication des statistiques hebdomadaires du département américain de l'Energie en 1982 et d'un record depuis 1931 selon des données mensuelles.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, les stocks de brut sont attendus en hausse de 2,4 millions de barils sur la semaine achevée le 18 avril.

Les réserves d'essence des Etats-Unis auraient de leur côté baissé de 1,4 million de barils et celles de produits distillés de 300.000 barils, estiment les spécialistes.

La baisse des prix sur le marché était cependant limitée par des craintes persistantes sur la situation en Ukraine.

Un espoir de désescalade dans la pire crise entre Moscou et les Occidentaux depuis la Guerre froide était né jeudi à Genève avec la signature surprise d'un accord entre l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'Union européenne.

Mais l'accord est resté lettre morte et la Russie a dit être prête mercredi à intervenir si ses intérêts étaient menacés dans l'est de l'Ukraine, après la relance d'une opération par Kiev contre des séparatistes déterminés à tenir leurs positions.

Washington a annoncé la veille l'envoi de 600 soldats en Pologne et dans les pays Baltes pour des exercices. Le secrétaire d'Etat John Kerry a menacé Moscou de nouvelles sanctions.

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