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La violence au Soudan du Sud est une "abomination": Maison Blanche

23/04/2014 12:12 EDT | Actualisé 22/06/2014 05:12 EDT

La présidence américaine a fait part mardi de son horreur devant la spirale de violences au Soudan du Sud, qualifiée d'"abomination", après le massacre de centaines de civils par les rebelles sud-soudanais.

Lundi, la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss) avait nommément accusé les rebelles sud-soudanais menés par l'ancien vice-président Riek Machar d'avoir tué, sur des critères ethniques, plusieurs centaines de civils à compter du 15 avril, date à laquelle la rébellion affirmait avoir repris le contrôle de la localité de Bentiu (nord).

"Nous sommes horrifiés par les informations en provenance du Soudan du Sud affirmant que des combattants alliés du chef rebelle Riek Machar ont massacré des centaines de civils innocents à Bentiu", a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.

"Les images et les compte-rendus de ces attaques choquent les consciences: piles de cadavres à l'intérieur d'une mosquée, des patients assassinés dans un hôpital et des dizaines de civils abattus et tués dans les rues et dans une église, apparemment en raison de leur appartenance ethnique ou leur nationalité, alors que des discours de haine étaient diffusés à la radio", a ajouté ce porte-parole.

La rébellion a dénoncé mardi "des accusations sans fondement" et des "allégation ridicules fabriquées par (ses) ennemis", accusant les forces progouvernementales d'être "entièrement responsables des tueries systématiques de civils sud-soudanais et étrangers à Bentiu" et d'avoir "commis ces crimes haineux en se repliant".

Le 15 avril, les forces pro-Machar avaient pourtant assuré avoir "terminé dans la matinée les opérations de nettoyage et de sécurisation dans et autour de Bentiu", capitale de l'Etat pétrolifère d'Unité (nord).

Ce même jour, selon l'ONU, au moins 200 civils réfugiés dans une mosquée ont été massacrés par les forces pro-Machar, après avoir été sélectionnés sur des bases ethniques, de même que d'autres civils à l'église catholique et à l'hôpital de la ville, où des non-Nuers - ethnie dont est issu Riek Machar et qui forme l'essentiel de ses troupes - ont été "spécifiquement visés et tués".

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