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Un journaliste des États-Unis détenu en otage par des pro-Russes en Ukraine

23/04/2014 05:19 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
A pro Russian supporter with his face covered, holds a Russian flag in Donetsk, eastern Ukraine, Tuesday April 22, 2014. U.S. Vice President Joe Biden warned Russia on Tuesday that "it's time to stop talking and start acting" to reduce tension in Ukraine. Biden called on Moscow to encourage pro-Russia separatists in eastern Ukraine to vacate government buildings and checkpoints, accept amnesty and "address their grievances politically." (AP Photo/Sergei Grits)

DONETSK, Ukraine - La Russie répondra fermement si ses citoyens ou ses intérêts sont attaqués en Ukraine, a promis mercredi le ministre des Affaires étrangères Sergeï Lavrov.

Il a lancé cet avertissement après que le gouvernement ukrainien ait renouvelé sa campagne «antiterroriste» contre les militants qui occupent des édifices gouvernementaux dans l'est du pays.

Même si M. Lavrov n'a pas spécifiquement évoqué d'intervention militaire, ses commentaires augmentent les craintes de voir Moscou profiter de la violence dans l'est ukrainien comme prétexte pour y déployer des soldats.

L'OTAN affirme que des dizaines de milliers de soldats russes sont déjà mobilisés près de la frontière avec l'Ukraine.

«Une attaque contre des citoyens russes est une attaque contre la Fédération de Russie, a menacé M. Lavrov lors d'une entrevue accordée à la chaîne RT, qui est financée par le Kremlin. Si nos intérêts, nos intérêts légitimes, les intérêts des Russes sont attaqués directement, comme ils l'ont été en Ossétie du Sud, je ne vois aucune autre manière que de répondre en plein respect avec le droit international.»

On ne sait pas exactement ce que la Russie considère comme étant ses intérêts en Ukraine. Le président Vladimir Poutine a précédemment déclaré que Moscou pourrait légitimement intervenir pour protéger les Russes en Ukraine.

Des forces prorusses ont admis mercredi qu'elles détiennent un journaliste américain qui est soupçonné d'être un espion à la solde des ultranationalistes ukrainiens.

Simon Ostrovsky, un journaliste du réseau Vice News établi à Brooklyn, n'a pas été vu depuis mardi. M. Ostrovksy parle couramment le russe et détient un passeport israélien. Il couvre la crise ukrainienne depuis plusieurs semaines.

Stella Khorosheva, une porte-parole des insurgés pro-russes de la ville de Slovyansk, a confirmé mercredi que Simon Ostrovsky est détenu dans un immeuble des forces de sécurité ukrainiennes que les rebelles ont saisi il y a un peu plus d'une semaine.

«Nous l'avons, il va bien», a dit Mme Khorosheva, avant de nier que M. Ostrovksy soit retenu en otage ou que les insurgés soit intéressés à l'échanger «contre quelqu'un d'autre».

«Nous devons être prudents parce que ce n'est pas la première fois que nous avons affaire à des espions», a-t-elle ajouté quand on lui a demandé pourquoi M. Ostrovksy était détenu. Elle a déclaré qu'il est soupçonné d'espionnage pour le compte de Secteur droit et «d'autres organisations ennemies».

Par voie d'un communiqué publié sur son site Web, Vice News affirme être en communication avec le département d'État américain et d'autres instances du gouvernement des États-Unis afin d'assurer le bien-être de son employé.