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Gouvernance internet: "Aucun pays ne doit avoir plus de poids que les autres" (Rousseff)

23/04/2014 10:37 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

La présidente brésilienne Dilma Rousseff a affirmé mercredi qu'"aucun pays ne doit avoir plus de poids que les autres" dans la gouvernance d'internet, à l'ouverture d'un sommet international visant à remettre en question la tutelle américaine sur la Toile.

"La gouvernance d'internet doit être multipartite, transparente et ouverte à tous. La participation des gouvernements doit aussi intervenir pour qu'aucun pays n'ait plus de poids que les autres. Nous voulons vraiment avoir des relations qui soient plus démocratiques", a déclaré Mme Rousseff.

Consacré à la gouvernance d'internet, le sommet NETmundial de mercredi et jeudi à Sao Paulo vise notamment à en finir avec l'hégémonie américaine sur les instances de régulation d'internet.

Cette démarche est motivée par le scandale de l'espionnage des courriels de Mme Rousseff et de ses collaborateurs par l'Agence américaine de sécurité (NSA), révélé à l'été 2013 par l'ex-consultant américain Edward Snowden.

Dans son discours d'ouverture, Mme Rousseff a estimé que "l'espace internet doit être un territoire de confiance, de droits humains, de citoyenneté, de collaboration et de paix".

Celle-ci a toutefois "salué la décision" prise le mois dernier par Washington "de revoir son lien institutionnel" avec l'Icann ("Internet Corporation for Assigned Names and Numbers"), l'organisme qui délivre notamment les noms de domaine comme .com ou .gov, et dont le siège se trouve en Californie.

Une transition vers un nouveau statut de l'Icann a été engagée avec une échéance fixée à janvier 2015.

Pour des raisons principalement historiques, les Etats-Unis contrôlent ou hébergent les principaux organismes administrant les adresses, noms de domaines, normes et protocoles du web, ce qui provoque depuis plusieurs années des protestations parmi les acteurs du net et certains gouvernements.

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