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France/déficit: le gouvernement prévoit de respecter d'ici à 2015 son obligation européenne

23/04/2014 07:02 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

Le gouvernement français a confirmé mercredi son intention de ramener le déficit public à 3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2015, conformément à ses engagements européens, mais seulement après une étape à 3,8% du PIB cette année.

Cette diminution du déficit public, le chiffre le plus emblématique pour les engagements européens de la France, doit se faire au prix d'économies sans précédent de 50 milliards d'euros, selon les prévisions du gouvernement présentées en Conseil des ministres.

Jusqu'ici, Paris attendait 3,6% en 2014 puis 2,8% en 2015, mais les finances de la France ont davantage flanché que prévu l'an dernier. Le déficit public du pays a atteint 4,3% du PIB en 2013.

Paris a déjà par deux fois obtenu un report pour atteindre le seuil de 3% fixé par la Commission de Bruxelles, gardienne des engagements budgétaires.

Le gouvernement français prévoit aussi une croissance de 1% cette année, puis de 1,7% en 2015, et de 2,25% en 2016 et 2017.

Le gouvernement socialiste livrait mercredi ses prévisions budgétaires pour les trois prochaines années, soit jusqu'à la fin du mandat du président socialiste François Hollande, sur fond d'âpre débat sur la baisse des dépenses publiques et sous l'oeil de Bruxelles.

Le "programme de stabilité" contient à la fois les attentes du gouvernement en termes de croissance, et ses projections pour les finances publiques.

Parallèlement à la baisse du déficit public (Etat, protection sociale, collectivités locales), le gouvernement table sur un déficit structurel, c'est-à-dire hors aléas de la conjoncture, de 2,1% du PIB en 2014, puis 1,2% en 2015 et 0,3% en 2017.

Grâce à cette trajectoire de baisse, le gouvernement entend contenir le taux de la dette publique rapportée au PIB.

Le gouvernement table en effet sur une diminution du taux d'endettement de la France à partir de 2016, après un pic en 2014 et 2015 (95,6% du PIB). Ce taux baisserait, de 94,2% en 2016 à 91,9% en 2017.

La hausse des dépenses publiques sera limitée à 0,1% par an, contre 0,8% ces dernières années, afin d'en réduire la part dans le PIB, de 56,7% en 2014 à 53,5% en 2017.

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