NOUVELLES

Boeing malaisien: un objet mystérieux s'échoue en Australie

23/04/2014 09:09 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

CANBERRA, Australie - Un objet mystérieux qui s'est échoué sur les côtes du sud-ouest de l'Australie fait l'objet d'analyses mais ne provient probablement pas du Boeing malaisien qui est disparu depuis une cinquantaine de jours, a indiqué mercredi un responsable.

L'Agence australienne de sécurité dans les transports étudiait des photos de l'objet qui s'est échoué à 10 kilomètres à l'est de la ville d'Augusta, dans l'État d'Australie-Occidentale. Le commissaire en chef de l'agence, Martin Dolan, a toutefois prévenu qu'une analyse préliminaire de l'objet — qui semble être une feuille de métal avec des rivets — démontre qu'il ne provient probablement pas du vol MH370.

«Nous ne pensons pas que ça nous sera utile dans nos recherches pour MH370, a dit M. Dolan à l'Associated Press. À ce moment-ci, nous demeurons calmes.»

M. Dolan a dit que l'analyse sera complétée au cours des prochaines heures et qu'une conclusion pourrait être annoncée jeudi. Augusta se trouve près de la pointe sud-ouest de l'Australie, à environ 310 kilomètres de Perth, où se trouve le quartier-général des opérations de recherche.

Par ailleurs, le premier ministre australien a indiqué mercredi que les fouilles ne prendront pas automatiquement fin si rien n'est trouvé là où on croit que l'avion s'est abîmé. Des sonars plus puissants devraient être déployés sous peu pour plonger plus profondément sous la surface de l'océan Indien.

Le véhicule sous-marin automatisé actuellement déployé, un Bluefin-21 prêté par la marine américaine, a examiné plus de 80 pour cent de la zone de 310 kilomètres carrés qui lui avait été assignée, sans rien trouver d'intéressant.

Le ministre australien de la Défense, David Johnston, a indiqué que son pays consulte la Chine et la Malaisie quant à la prochaine étape des recherches. Des détails sont attendus la semaine prochaine.

M. Johnston a toutefois indiqué qu'on envisage le déploiement de sonars latéraux commerciaux plus puissants, semblables à ceux qui ont permis de retrouver le Titanic à 3800 mètres sous la surface de l'océan Atlantique, en 1985.

«La prochaine étape, je crois, sera d'utiliser potentiellement un sonar latéral plus puissant, plus à même d'explorer des zones plus profondes», a dit M. Johnston à l'Associated Press.

Même si le Bluefin n'a plus que 20 pour cent de sa zone à fouiller, le tout pourrait prendre encore deux semaines, a prévenu le ministre.

Le premier ministre australien Tony Abbott a indiqué que la zone d'impact probable de l'avion fait 700 kilomètres de long par 80 kilomètres de large. Une nouvelle stratégie sera adoptée si les fouilles actuelles ne donnent pas de résultats.

«Si à la fin de cette période nous n'avons rien trouvé, nous n'allons pas abandonner les recherches, nous pourrions repenser les recherches, mais nous n'arrêterons pas tant que nous n'aurons pas tout fait pour éclaircir ce mystère, a-t-il dit. Nous le devons aux familles des 239 personnes à bord, nous le devons aux millions — aux milliards — de personnes qui voyagent par avion de comprendre ce qui s'est passé. Nous n'y parviendrons qu'en fouillant la zone probable d'impact aussi soigneusement que l'ingéniosité humaine nous le permet.»

Le ministre David Johnston a rappelé qu'une bonne partie de ce secteur n'a jamais été explorée ou cartographiée auparavant. Le mauvais temps a suspendu les recherches aériennes pour une deuxième journée de suite mercredi, mais une douzaine de navires devaient se joindre aux fouilles en surface.

PLUS:pc