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Angola: le président dos Santos change de ministre de la Défense

23/04/2014 04:16 EDT | Actualisé 22/06/2014 05:12 EDT

Le président angolais José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis bientôt 35 ans, a nommé un ancien secrétaire général du parti au pouvoir, João Lourenço, au poste de ministre de la Défense, a indiqué mercredi la présidence dans un communiqué.

Actuel premier vice-président de l'Assemblée nationale, M. Lourenço prend à 60 ans la tête d'un ministère clé en Angola, qui dispose d'un des trois plus importants budgets du gouvernement avec la Construction et l'Intérieur.

Général de division à la retraite, le nouveau ministre a été secrétaire général du MPLA, le parti au pouvoir, de 1998 à 2003, avant d'être écarté par le président angolais.

Depuis ses années passées en URSS pendant sa jeunesse, M. Lourenço a conservé des liens forts avec la Russie, recevant régulièrement des délégations de Moscou dans le cadre de ses activités au Parlement.

Il remplace Cândido Pereira dos Santos Van-Dúnem, nommé ministre des Anciens Combattants.

Ces changements interviennent après le limogeage en novembre 2013 du chef des services de renseignement et de sécurité de l'Etat dont certains agents seraient impliqués dans la mort de deux opposants au régime.

Le budget angolais 2014 attribue 16,45 % de l'ensemble des dépenses publiques à la Défense et l'Ordre public.

En octobre 2013, le quotidien russe Vedomosti avait rapporté que l'Angola était redevenu le premier acquéreur d'armement russe en Afrique, devant l'Ouganda, après la signature de contrats d'un montant d'un milliard de dollars.

Ces contrats portaient notamment sur la livraison de 18 avions de chasse Soukhoï-30 datant des années 1990 et utilisés auparavant par l'Inde.

La coopération militaire entre Luanda et Moscou est ancienne puisque l'URSS a équipé les troupes angolaises du MPLA pendant la guerre civile traversée par le pays entre 1975 et 2002.

Les dépenses militaires de l'Angola sont les deuxièmes du continent africain, derrière celles de l'Algérie mais devant celles de l'Afrique du Sud, selon une étude de l'Institut international sur la paix de Stockholm publiée le 14 avril.

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