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L'Union européenne déplore la tenue d'élections en Syrie le 3 juin

22/04/2014 02:36 EDT | Actualisé 22/06/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
Syrian President Bashar al-Assad inspects a guard of honor at the Presidential Palace in New Delhi, India, Wednesday, June 18, 2008. Al-Assad arrived Tuesday on his first visit to India. (AP Photo/Gurinder Osan)

L'Union européenne a à son tour vivement déploré mardi l'annonce de la tenue d'une élection présidentielle le 3 juin en Syrie, estimant qu'elle serait dépourvue de toute crédibilité alors que le pays reste ravagé par une guerre sanglante.

La représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, "regrette profondément l'annonce officielle faite (lundi) par les autorités syriennes que l'élection présidentielle se tiendra en Syrie le 3 juin", a déclaré son porte-parole dans un communiqué.

Mme Ashton "rappelle la position de l'UE, qui est que toute élection en Syrie ne devrait avoir lieu que dans le cadre défini dans le Communiqué de Genève de (juin) 2012", qui définissait les principes d'une transition en Syrie mais qui est resté jusqu'ici lettre morte.

"Des élections organisées par le régime en dehors de ce cadre, mises en oeuvre en plein conflit, uniquement dans les zones contrôlées par le régime et alors que des millions de Syriens ont dû quitter leur maison, ignoreraient les principes démocratiques de base, seraient dépourvues de toute crédibilité et affaibliraient tous les efforts pour atteindre une solution politique", ajoute le communiqué, reprenant pratiquement mot pour mot la déclaration faite le 14 avril par les ministres des Affaires étrangères de l'UE.

Dès lundi, le gouvernement britannique avait estimé que le résultat du scrutin n'aurait "aucune valeur ni crédibilité", tandis que Washington évoquait une "parodie de démocratie".

Cette annonce "devrait être considérée comme une farce", a réagi de son côté le bureau du chef de la Coalition nationale de l'opposition syrienne, Ahmad Jarba.

Mme Ashton a également réitéré mardi son "appel à toutes les parties pour que cessent les violences et les violations des droits de l'homme", les engageant à "déclarer leur intention de se réengager" dans les négociations de paix entre le régime et l'opposition à Genève, dont la dernière session s'était terminée le 15 février sur un constat d'échec.

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