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Moody's : l'économie espagnole "en voie de nette amélioration"

22/04/2014 09:05 EDT | Actualisé 22/06/2014 05:12 EDT

L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, est "en voie de nette amélioration", grâce au dynamisme des exportations, mais le déséquilibre de ses finances publiques reste "sa principale faiblesse", a estimé mardi l'agence de notation américaine Moody's.

"L'économie espagnole est à présent en voie de nette amélioration", a assuré l'agence, qui ajoute : "alors que les exportations continuent d'être le principal moteur de la croissance, l'agence de notation s'attend aussi à ce que la demande intérieure contribue de manière positive à la croissance à partir de cette année".

Le pays vient tout juste de sortir de sa deuxième récession en cinq ans, mais reste frappé par un chômage de 26,03%.

Cet avis est publié deux mois après la décision de Moody's de relever d'un cran la note de l'Espagne, à Baa2, avec une perspective positive.

En lui attribuant alors cette note correspondant à un émetteur de qualité moyenne mais en mesure de faire face à ses obligations, l'agence louait les réformes structurelles engagées par Madrid pour rendre le pays de nouveau compétitif.

Elle soulignait aussi que le gouvernement espagnol se finançait désormais à des taux plus bas qu'au plus fort de la crise de la dette dans la zone euro, ce qui est un signe de confiance peu à peu revenue.

Mardi, elle met cependant en garde contre le fait que "le déficit budgétaire élevé et, en conséquence, la hausse continuelle du taux de dette publique reste la principale faiblesse de l'Espagne en matière de crédit".

Et comme l'agence dit s'attendre à "une période prolongée de très faible inflation en Espagne", sans toutefois juger probable un scénario de déflation, ce contexte "fait de la réduction de la dette un exercice difficile et douloureux".

La dette publique espagnole, qui était à un niveau remarquablement bas avant la crise (36,3% du PIB en 2007), a explosé alors que le pays était doublement frappé, en 2008, par l'éclatement de sa bulle immobilière et le début de la crise financière internationale : fin 2013, elle a atteint un record historique, à 93,9% du PIB.

Le déficit public a quant à lui été très réduit, à 6,62% du PIB en 2013 après avoir été creusé jusqu'à 11,1% en 2009, mais reste au-dessus de la limite européenne, fixée à 3%.

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