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L'entraîneur de l'Impact s'excuse d'avoir évité les questions à Kansas City

22/04/2014 02:27 EDT | Actualisé 22/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Frank Klopas a fait son mea culpa et il a promis que ça ne se reproduira plus.

L'entraîneur-chef de l'Impact a présenté ses excuses, mardi, trois jours après avoir omis de s'adresser aux journalistes dans les minutes qui ont suivi la défaite de 4-0 subie à Kansas City. Le club a alors indiqué que Klopas désirait tenir une réunion avec ses adjoints avant de venir répondre aux questions. Mais cette rencontre s'est éternisée et le point de presse n'a jamais eu lieu.

Après l'entraînement de mardi, le vétéran entraîneur a tenu à s'excuser en privé auprès des journalistes présents au stade Saputo et il a promis que sa façon de collaborer avec les médias allait s'améliorer.

«Je sais quelles sont mes responsabilités et je m'excuse de ne pas être sorti (du vestiaire) au bon moment. C'est quelque chose qui sera mieux géré à l'avenir. Ce n'était pas mon intention de compliquer le travail des journalistes», a ensuité répété Klopas à micros ouverts, pour le bénéfice des partisans.

«D'habitude, je prends toujours quelques minutes pour laisser retomber les émotions. Mais là, nous avons commencé à discuter et ç'a pris plus de temps que d'habitude, a expliqué celui qui est toujours en quête d'une première victoire depuis qu'il s'est joint à l'Impact. J'ai beaucoup de respect pour la presse et le travail des journalistes. Je respecte le fait qu'ils sont là pour couvrir l'équipe, que ça aille bien ou non.»

En s'expliquant davantage par la suite, Klopas a laissé entendre qu'il avait oublié que des journalistes québécois l'attendaient après le match de samedi.

«Je croyais qu'il y avait seulement des reporters de Kansas City et je me disais qu'eux, ils pouvaient attendre un peu», a-t-il reconnu.

Même si son équipe a subi sa pire raclée de l'année à Kansas City et reste sans victoire cette saison (0-4-3), Klopas s'est dit toujours aussi convaincu — et optimiste — que l'Impact finira par trouver le sentier de la victoire. Il a expliqué qu'il s'acharne présentement à faire un travail de longue haleine afin d'amener ses joueurs à être plus résistants mentalement en cas de coup dur.

«Quand les choses ne tournent pas de notre côté, nous réagissons comme si c'était la fin du monde, a reconnu l'entraîneur. C'est ce que nous devons corriger. Il faut réaliser qu'un match dure 90 minutes et qu'il reste du temps pour se racheter après une erreur.

«Je sais que je dois obtenir des résultats. Ce n'est pas facile. Je dors mal la nuit, parce que je n'arrête jamais de penser à ce que nous pouvons faire de mieux. Mais je ne suis pas une personne qui baisse les bras, alors je vais continuer de travailler le plus fort que je peux pour trouver des solutions. Et je sais que les joueurs font la même chose», a ajouté Klopas, qui a par ailleurs dit ne pas craindre un congédiement imminent.

«Non. J'ai confiance en mes aptitudes et j'ai confiance à l'équipe. Je sais que ce que j'essaie d'implanter va finir par rapporter. C'est juste que parfois, le ballon ne rebondit pas de ton bord. Je n'ai aucun regret car je sais que tout le monde fait son possible. C'est tout ce que nous pouvons faire.»

Après s'être fait discret ces derniers jours, le président de l'Impact Joey Saputo a commenté le début de saison des siens sur Twitter, mardi matin, en écrivant: «C’est un début de saison très frustrant et nous devons renverser la situation. Il faut surtout rester concentrés et déterminés. Plus que jamais nous avons besoin de nos partisans.»

L'Impact disputera son premier match de l'année au stade Saputo, samedi, alors qu'il recevra la visite de l'Union de Philadelphie. Jack McInerney en sera à son premier affrontement contre son ancienne équipe et il pourrait même obtenir un départ, surtout si Marco Di Vaio ne prend pas du mieux dans les prochains jours.

Blessé à l'ischio-jambier contre le Sporting, Di Vaio s'est entraîné à l'écart de ses coéquipiers, mardi, en compagnie de Sanna Nyassi et Hernan Bernardello. Klopas a indiqué que le cas de l'attaquant italien sera réévalué au jour le jour et qu'il fallait demeurer «prudent» dans son cas.

«Plusieurs joueurs, en passant du synthétique au gazon naturel comme ils l'ont fait samedi, l'ont ressenti dans les jambes, a indiqué Klopas. Je ne crois pas que Marco se soit gravement étiré le muscle, mais il faut y aller au jour le jour. C'est un peu la même chose dans le cas de Justin (Mapp).»

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