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Le bilan du naufrage en Corée du Sud grimpe à 113 morts

22/04/2014 09:43 EDT | Actualisé 22/06/2014 05:12 EDT

JINDO, Corée du Sud - Le bilan du naufrage survenu la semaine dernière au large des côtes de la Corée du Sud est maintenant de 113 morts, ont indiqué mardi des responsables, pendant qu'environ 190 personnes manquent toujours à l'appel.

La majorité des victimes sont des étudiants d'une école secondaire d'Ansan, près de Séoul. Plus des trois-quarts des 323 étudiants qui se trouvaient à bord du Sewol sont morts ou portés disparus, pendant que près des deux-tiers des 153 autres passagers ont survécu.

Le nombre de cadavres retrouvés a nettement augmenté depuis la fin de semaine, quand des plongeurs confrontés à de forts courants et à une faible visibilité ont finalement pu pénétrer à l'intérieur de l'épave.

Un porte-parole des secouristes sud-coréens, Koh Myung-seok, a indiqué que les victimes ont principalement été retrouvées sur les troisième et quatrième ponts du navire, où plusieurs passagers semblaient s'être rassemblés. Plusieurs étudiants avaient été logés dans des cabines du quatrième pont, près de la poupe du navire.

Des officiers de la garde-côtière ont transporté mardi, un par un, les corps nouvellement retrouvés et recouverts d'un drap blanc vers une tente sur le quai de l'île de Jindo. Les dépouilles sont ensuite conduites vers des tentes où les proches des victimes sont invités à venir les identifier.

Certains corps sont identifiés visuellement, mais les proches ont aussi fourni des échantillons génétiques pour identifier les dépouilles qui sont en état de décomposition trop avancé.

Vingt-deux des 29 membres d'équipage ont survécu au naufrage. Neuf d'entre eux, dont le capitaine, ont été arrêtés en lien avec l'enquête.

Le capitaine Lee Joon-seok et deux membres d'équipage ont été interpelés samedi; ils sont soupçonnés de négligence et d'avoir abandonné des gens dans le besoin. Quatre membres d'équipage ont été arrêtés lundi et deux autres mardi.

Un membre d'équipage arrêté lundi a expliqué aux journalistes qu'ils ont tenté de redresser le traversier mais «que différents appareils (...) n'ont pas fonctionné. Nous avons donc déclaré une situation d'urgence, d'après le jugement du capitaine, et nous avons tenté de déployer les canots de sauvetage, mais le traversier était trop incliné et ce n'était pas possible».

Le capitaine a indiqué avoir hésité à ordonner l'évacuation du traversier parce que l'eau était froide et les courants forts, et qu'il craignait que les passagers ne partent à la dérive avant l'arrivée des secours. Des experts croient qu'il aurait quand même dû ordonner aux passagers de monter sur le pont, où leurs chances de survie auraient été meilleures, sans pour autant leur demander d'abandonner le navire.

Le capitaine ne se trouvait pas sur le pont au moment de la catastrophe, et il avait confié le navire à son troisième lieutenant.

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