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Des otages français morts en détention

22/04/2014 03:24 EDT | Actualisé 22/06/2014 05:12 EDT

Voici un rappel des otages français qui ont trouvé la mort en captivité depuis une trentaine d'années, alors qu'un groupe jihadiste a annoncé mardi la mort de Gilberto Rodrigues Leal, enlevé en novembre 2012 dans l'ouest du Mali.

- MICHEL SEURAT: le sociologue Michel Seurat est enlevé à son arrivée à l'aéroport de Beyrouth le 22 mai 1985. Son rapt est revendiqué par un groupuscule clandestin, le Jihad islamique, qui annonce sa mort en mars 1986. Longtemps resté disparu, son corps est retrouvé dans un chantier de construction au Liban avant d'être rapatrié en France, en mars 2006.

- AIDA DUVALTIER: en mars 2001, la Franco-Colombienne est enlevée en Colombie par des guérilleros de l'Armée populaire de libération (EPL), un groupuscule maoïste. Ses restes sont découverts le 12 février 2006 dans l'ouest du pays, près de la municipalité de Quinchia. L'otage serait morte 10 mois après son enlèvement.

- MICHEL GERMANEAU: l'ancien ingénieur de 78 ans est enlevé dans le nord du Niger le 19 avril 2010, puis transféré au Mali. Le 22 juillet, un raid franco-mauritanien pour tenter de le libérer, au cours duquel sept membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sont tués, échoue. Le 25 juillet, Aqmi revendique l'exécution du retraité.

- ANTOINE DE LEOCOUR et VINCENT DELORY: le 8 janvier 2011, les deux jeunes Français, enlevés la veille à Niamey (Niger), sont tués en territoire malien au cours d'une intervention militaire franco-nigérienne destinée à les secourir.

Une information judiciaire est ouverte en juillet 2011 par le parquet de Paris. Des expertises de leurs corps, révélées le 3 février 2012, précisent les causes de leur décès: Vincent Delory est mort brûlé dans l'incendie du véhicule qui le transportait, tandis qu'Antoine de Léocour a été exécuté par ses ravisseurs.

- STEPHANE FRANTZ DI RIPPEL et YVES LAMBELIN: le 4 avril 2011, deux Français sont enlevés en compagnie d'un Béninois et d'un Malaisien par un groupe armé dans le Novotel d'Abidjan, alors que des combats post-électoraux font rage entre partisans du président sortant Laurent Gbagbo et de son adversaire Alassane Ouattara. Les corps de Stéphane Frantz di Rippel, le directeur de l'hôtel, et d'Yves Lambelin, chef d'entreprise, sont retrouvés le 1er juin.

- MARIE DEDIEU: ancienne militante féministe de 66 ans, handicapée et gravement malade, elle est enlevée à son domicile sur l'île de Manda, au Kenya, dans la nuit du 1er octobre 2011 avant d'être emmenée dans la région somalienne du Bas Juba, contiguë de la frontière kényane. Le 19 octobre, le Quai d'Orsay annonce sa mort aux mains de ses ravisseurs, des islamistes somaliens shebab, selon Nairobi.

- DENIS ALLEX: dans la nuit du 12 janvier 2013, un commando des services secrets français débarque en Somalie et tente de libérer un agent de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure, services secrets français), Denis Allex (un pseudonyme), capturé le 14 juillet 2009 à Mogadiscio par les islamistes radicaux shebab. Mais le raid échoue: l'otage et deux membres du commando sont tués, ainsi qu'au moins dix-sept shebab.

Un autre agent de la DGSE enlevé en même temps que Denis Allex avait réussi à recouvrer la liberté en août 2009.

- PHILIPPE VERDON: dans la nuit du 24 novembre 2011, Philippe Verdon et Serge Lazarevic sont enlevés par des hommes d'Aqmi dans leur hôtel à Hombori (nord-est du Mali), alors qu'ils sont en voyage d'affaires pour un projet de cimenterie, selon leurs proches.

Le 20 mars 2013, un porte-parole d'Aqmi cité par l'agence mauritanienne ANI affirme que Philippe Verdon, qualifié d'"espion", a été exécuté "le 10 mars en réponse à l'intervention de la France dans le nord du Mali". Ce décès est confirmé par le président François Hollande le 15 juillet, une semaine après la découverte de son corps au Mali. L'autopsie révèle qu'il a été assassiné d'une balle dans la tête.

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