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Un tiers des Canadiens ont subi des violences ou des abus dans leur enfance, selon une étude

22/04/2014 03:34 EDT | Actualisé 22/04/2014 03:34 EDT
Zmeel Photography via Getty Images

Près d'un tiers des Canadiens ont subi des violences ou des abus pendant leur enfance et ont souffert ou souffrent encore de désordres psychologiques, pouvant aller jusqu'aux pulsions suicidaires, selon une étude publiée mardi.

Si le lien entre abus sexuels ou violences et troubles mentaux est établi depuis longtemps dans le monde, l'étude met en exergue la part de la population adulte canadienne (32%) touchée par cet "important problème de santé publique".

Pour cette étude, publiée par le Canadian medical association Journal (CMAJ), les auteurs se sont penchés sur un échantillon de près de 24 000 adultes, répartis dans les 10 provinces du Canada.

"Tous les professionnels de la santé devraient être conscients de la relation entre certains types d'abus ou violences et certains troubles mentaux" et il y a "un besoin urgent au Canada de faire de la prévention contre les abus sur enfant", concluent les auteurs.

L'enquête a ciblé trois types d'abus ou violences: les abus sexuels, la violence sur enfant (allant de la gifle à des brutalités) et la violence conjugale à laquelle est exposé l'enfant. Les Canadiens qui ont subi l'un ou plusieurs de ces types d'abus ont manifesté des troubles mentaux pouvant aller jusqu'au passage à l'acte avec une tentative de suicide.

Les Canadiens ayant subi ces abus ou violences souffrent le plus souvent de dépendance à la drogue, développent des idées suicidaires ou des tentatives de suicide, selon le CAMJ.

En fonction du type d'abus, les victimes vont développer des troubles mentaux plus spécifiques. Les troubles de l'alimentation sont plus souvent associés aux violences physiques alors que les troubles du langage ou les comportements bi-polaires sont liés aux abus sexuels.

Sur l'échantillon, 26% ont fait état de violences corporelles (majorité chez les hommes) et 10% d'abus à caractère sexuel (14% chez les femmes).

L'étude relève une forte disparité entre les provinces. Quelque 40% des personnes interrogées au Manitoba ont confié avoir été victime de violences ou d'abus, devant deux provinces de l'ouest, l'Alberta et la Colombie-Britannique avec 36%. C'est à Terre-Neuve-et-Labrador où le taux est le plus faible avec 20% des personnes interrogées.

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