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Ravages de l'agrile du frêne : le bois de chauffage montré du doigt

21/04/2014 04:18 EDT | Actualisé 20/06/2014 05:12 EDT

Il est désormais interdit de sortir du bois de chauffage d'une vaste zone couvrant tout le sud du Québec et l'Ontario. Les contrevenants feront face à des amendes salées. Les autorités espèrent ainsi ralentir les progrès de l'agrile du frêne, cet insecte qui a déjà fait d'importants ravages au pays.

Un texte de Francine Plourde Twitter Courriel

Au Québec, la nouvelle zone qui est réglementée et délimitée par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) va du Pontiac à la vallée du Richelieu, jusqu'aux frontières américaines. En Ontario, elle va de Sault-Sainte-Marie à Windsor.

Pour éviter de répandre l'infestation, l'agence interdit de transporter hors de cette zone non seulement du bois de frêne, mais aussi tout bois de chauffage, quelle que soit l'essence.

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Pourquoi agrandir la zone réglementée?

Selon l'ACIA, l'insecte nuisible a été détecté l'été dernier dans une dizaine de nouveaux comtés en Ontario, et dans une douzaine de nouvelles MRC au Québec.

Les autorités croient que les régions voisines des zones déjà réglementées sont probablement infestées par l'agrile du frêne. Donc, il était possible jusqu'ici de sortir de ces secteurs du bois potentiellement parasité et de le transporter n'importe où au Canada.

En étendant la zone réglementée à toutes les régions où on trouve l'insecte nuisible, les autorités espèrent empêcher la propagation de l'agrile du frêne.

Des amendes salées

Une attention particulière est apportée au bois de chauffage, peu importe l'espèce, parce qu'il comporte un risque particulièrement élevé, précise Mireille Marcotte. « Le déplacement de bois de chauffage sur de longues distances, c'est vraiment une des causes principales de déplacement des organismes nuisibles », explique-t-elle.

Certains vendeurs de bois de chauffage peuvent obtenir un permis, s'ils prouvent que leur bois est totalement sûr. L'interdiction touche aussi de petits frênes achetés en pépinières et tout résidu de jardinage.

Les récalcitrants pourraient se faire prendre par des inspecteurs sur le terrain. « De temps à autre, il peut y avoir des blitz, un contrôle routier. Il y a différentes façons. Par exemple, ils peuvent s'installer à l'entrée d'un terrain de camping pour voir si le monde apporte du bois de chauffage », indique Mireille Marcotte.

Ceux qui déplacent ces produits à l'extérieur de la zone réglementée pourraient faire face à des amendes allant jusqu'à 15 000 $. En cas de récidive ou de manquement grave, les poursuites en justice en vertu de la Loi sur la protection des végétaux pourraient mener à des amendes jusqu'à 250 000 $ ou à des peines d'emprisonnement.

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