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Pacioretty se comporte comme un leader, même s'il n'a pas encore marqué

21/04/2014 03:08 EDT | Actualisé 21/06/2014 05:12 EDT

BROSSARD, Qc - Qui aurait cru qu'après trois matchs de la série contre le Lightning de Tampa Bay, le Canadien mènerait 3-0 et que son meilleur marqueur Max Pacioretty serait encore à la recherche d'un premier but?

C'est pourtant le cas, mais absolument pas une source de tracasserie pour l'entraîneur Michel Therrien.

«'Pacio' joue du hockey inspiré, l'a louangé Therrien, après avoir soumis l'équipe à une courte séance d'entraînement à Brossard. De la façon dont il joue, pour moi c'est du leadership. Il a des chances de marquer. Tu sais qu'éventuellement ça va finir par débloquer.

«Je lui ai dit tantôt sur la glace que je suis très satisfait de la façon qu'il se comporte. Un marqueur veut marquer, c'est sûr. Mais ses habitudes de travail et son efficacité dans les deux sens de la patinoire, pour moi c'est primordial.»

Le trio de David Desharnais, avec Pacioretty et Thomas Vanek, n'a réussi qu'un but à égalité numérique, en plus d'un autre en attaque massive. Ça aussi c'est le moindre des soucis pour Therrien.

«Ça ne m'inquiète pas, a répondu l'entraîneur, qui était évidemment d'humeur fort agréable. Le trio a des chances de marquer. En supériorité numérique dimanche, les gars ont eu de grosses chances de marquer.»

Vanek a partagé l'opinion de son entraîneur, en disant que ses coéquipiers et lui ne doivent rien changer.

«Uniquement en première période dimanche, nous avons eu trois ou quatre bonnes occasions, et nous aurions pu sortir le Lightning du match. Pour nous, l'important c'est de ne céder à la frustration et de continuer à s'en tenir au plan. Tant que vous provoquez de l'attaque, les buts vont finir par venir.»

La contribution des quatre trios depuis le début de la série est un facteur très important, et ne représente pas une surprise pour Therrien. Onze des 12 attaquants de l'équipe ont récolté au moins un point. Seul le jeune Michaël Bournival n'en a pas, et ce n'est pas par manque d'ardeur à la tâche.

Selon Vanek, la profondeur du Tricolore est ce qui fait la différence jusqu'à maintenant. Une profondeur qui lui rappelle celle que possédaient les Sabres de Buffalo l'année où ils ont atteint la finale d'association en 2007.

«Nous ne comptons pas sur un seul trio pour marquer des buts. Des joueurs ont réussi de gros buts pour nous depuis le début. La profondeur est un aspect important, et on le constate actuellement.»

Therrien a fait remarquer que la profondeur peut devenir une source de problèmes sans la bonne foi des individus. Tout le monde doit vouloir y mettre du sien, dans le meilleur intérêt du groupe, comme c'est le cas dans le moment.

En ce sens, l'équilibre dans la production des trios est attribuable au respect de la structure de jeu que le personnel d'entraîneurs a instaurée.

«Quand nous jouons bien défensivement et que nous respectons le plan, c'est à ce moment que nous sommes à notre mieux offensivement, a opiné Therrien. Les gars retirent une grande satisfaction à s'appliquer en défense parce qu'ils ont du succès.»

Seul bémol, comme l'a relevé Vanek, l'inefficacité du jeu de puissance qui montre un taux de réussite de 9,1 pour cent (1-en-11).

«Nous avons eu des chances encore dimanche, mais il nous faut commencer à en concrétiser quelques-unes. C'est quelque chose que nous devons corriger.»

Emelin, un atout

Therrien l'avait dit avant la série. Il l'a répété lundi: le Canadien est une équipe améliorée en séries par rapport à l'an dernier. Une des raisons est la présence du défenseur Alexei Emelin. Il y a un an, Emelin récupérait d'une opération à un genou.

«Il n'est pas facile à affronter parce qu'il joue de façon robuste, il impose le respect. Il fait de bonnes passes et il s'est créé une bonne cohésion avec son compatriote Andrei Markov. Ces deux-là se parlent dans leur langue (le Russe) et je ne comprends rien. Mais ça fonctionne.»

Emelin et Markov ont eu congé d'entraînement, lundi, afin de recevoir des soins thérapeutiques.

«Markov n'a plus 20 ans, a lancé Therrien. Au total de minutes qu'il joue, il faut lui accorder des congés. Tous les joueurs soignent des petits bobos en séries. Nous voulons que les deux soient au meilleur de leur capacité mardi.»

Les deux Russes ainsi que le duo formé de Josh Gorges et de P.K. Subban jouent en moyenne 24 minutes ou plus par match.

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