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Le miracle est possible

21/04/2014 02:46 EDT | Actualisé 20/06/2014 05:12 EDT

Le Lightning de Tampa Bay accuse peut-être un retard de 0-3 dans la série, mais les joueurs ont la preuve, en chair et en os, qu'une remontée est réalisable.

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

Le défenseur Matt Carle faisait en effet partie de l'édition 2010 des Flyers de Philadelphie, celle-là qui était devenue la troisième équipe de l'histoire de la LNH à gagner une série après en avoir perdu les trois premières rencontres.

« Les gars me posent des questions, et c'est toujours la même chose, raconte Carle, après l'entraînement optionnel de lundi, à Montréal. Tu perds trois matchs, c'est comme si ton univers s'écroulait. Donc, gagner quatre matchs de suite peut sembler difficile, mais tu dois penser à gagner un match et à trouver le rythme. Ce qui est bizarre, c'est que le dernier match était sans doute notre meilleur de la série, donc notre moral est bon. »

Contrairement au Lightning de 2014, les Flyers de 2010 avaient toutefois amorcé la série à l'étranger, et disputaient donc le quatrième match à domicile.

« Notre but était de ne pas se faire humilier devant nos partisans, donc on voulait simplement gagner un match, explique-t-il. On a gagné en prolongation et ensuite, on partait à Boston. »

Carle avait été un acteur central de la victoire de 5-4 des Flyers dans le quatrième match. Le défenseur de l'Alaska avait en effet obtenu quatre aides, dont la passe décisive sur le but gagnant de Simon Gagné, en première prolongation.

Les hommes en orange allaient ensuite massacrer les Bruins 4-0 à Boston, avant de les battre 2-1 à Philadelphie dans le sixième match. Et lors du match numéro 7, les Bruins avaient laissé filer une avance de 3-0 en première période pour s'incliner 4-3.

L'autre expérience

Le Québécois Mark Barberio en est un autre qui pourra puiser dans ses expériences antérieures pour s'encourager.

Dans son cas, c'était en finale de la Ligue américaine l'an passé. Le Crunch de Syracuse, filiale du Lightning, avait perdu les trois premières rencontres contre les Griffins de Grand Rapids (Red Wings). Le Crunch était revenu avec deux victoires, mais avait baissé pavillon dans le match 6.

« Les matchs 4 et 5 étaient à Grand Rapids et on les a gagnés, raconte le défenseur du Lightning. C'était dur de jouer ces matchs-là à l'étranger et on les a gagnés quand même. Ça se passait à un autre niveau, mais on a vécu une expérience dans cette série-là. »

Cinq autres membres de l'édition actuelle des éclairs avaient disputé ces matchs 4 et 5 de la dernière finale de la Coupe Calder : Andrej Sustr, Tyler Johnson, Ondrej Palat, Richard Panik et J.T. Brown.

La formule de Cooper

Fidèle à son habitude, Jon Cooper y a été d'une formule bien tournée pour illustrer la situation de soin équipe.

« La réalité, c'est qu'on ne peut pas gagner la série en un match, l'entraîneur-chef du Lightning. On peut simplement aider notre cause un peu. On a assez bien joué pour gagner hier (dimanche), on n'a juste pas gagné. On a joué avec passion et détermination. Je crois sincèrement que la malchance ne peut pas continuer à aller contre nous. Notre karma va revenir. On gagne un match et ça peut revenir. »

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