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Le milieu littéraire canadien réagit au décès de l'auteur Alistair MacLeod

21/04/2014 03:07 EDT | Actualisé 21/06/2014 05:12 EDT

TORONTO - Le milieu littéraire canadien a rendu hommage à Alistair MacLeod, le décrivant non seulement comme un grand écrivain mais aussi comme une personne aimable et un professeur doué ayant inspiré des générations d'étudiants et d'auteurs.

La nouvelle du décès de l'écrivain originaire de la Saskatchewan a été rendue publique dimanche, alors que l'ancien éditeur Doug Gibson a révélé que l'homme de 77 ans se trouvait à l'hôpital depuis l'accident vasculaire cérébral qu'il a subi en janvier dernier.

«Je suis désolée d'apprendre la nouvelle du décès d'Alistair MacLeod, un merveilleux auteurs et une bonne personne», a déclaré Margaret Atwood dans un communiqué diffusé par l'éditeur McClelland and Stewart, lundi.

«Il s'agit d'une grande perte pour les Canadiens et pour les nombreux lecteurs et amis d'Alistair.»

MacLeod était un auteur de nouvelles reconnus, qui avait remporté le prestigieux prix international IMPAC Dublin Literary Award pour son seul roman, «No Great Mischief» («La perte et le fracas»), en 2001. Le roman lui avait également valu plusieurs autres honneurs, notamment le Prix littéraire Trillium.

Ses autres oeuvres incluent le recueil de nouvelles «The Lost Salt Gift of Blood» («Cet héritage au goût de sel»), paru en 1976. On lui doit également «As Birds Bring Forth the Sun and Other Stories» («Les hirondelles font le printemps») (1986) et «Island» (2000).

«Ses histoires magnifiquement ficelées et son seul roman est empreint de compassion et de beauté du langage, en plus d'une profonde sagesse et d'une vérité universelle qui sont rares», a déclaré l'éditrice de McClelland and Stewart et vice-présidente de Random House of Canada, Ellen Seligman.

«Son décès représente une énorme perte pour le Canada et la littérature, mais son oeuvre survivra.»

Né le 20 juillet 1936 à North Battleford, en Saskatchewan, MacLeod est parti s'installer avec sa famille sur l'Île du Cap Breton à l'âge de 10 ans.

Il a reçu un doctorat de l'Université Notre-Dame en 1968 et a enseigné l'anglais à l'Université de l'Indiana avant d'accepter un poste à l'Université de Windsor, où il a enseigné l'anglais et la création littéraire pendant plus de trois décennies.

MacLeod était considéré par ses collègues et élèves comme «un membre aimé de la famille» et «un gentleman plein de grâce et de générosité», selon Carol Davison, dirigeante (en sabbatique) du département d'anglais, de littérature et de création littéraire de l'Université de Windsor.

«Quiconque a déjà rencontré Alistair et a discuté avec lui — surtout ceux qui ont travaillé avec lui ou suivi l'un de ses cours — ne peut s'imaginer un monde sans lui», a-t-elle déclaré par communiqué.

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