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Égypte: il ne devrait y avoir que deux candidats à la présidentielle de mai

20/04/2014 08:35 EDT | Actualisé 20/06/2014 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - Seulement deux candidats à la présidence de l'Égypte, dont l'ancien chef de l'armée ayant renversé le premier président élu démocratiquement il y a neuf mois, ont soumis leur candidature en vue de l'élection du mois prochain, a fait savoir la Commission électorale égyptienne, dimanche.

Avec seulement deux personnes — l'ex-chef de l'armée Abdel-Fattah el-Sissi et le politicien de gauche Hamdeen Sabahi — se faisant la lutte pour le plus haut poste de l'État, la course sera certainement différente de l'élection de 2012, alors que 13 candidats de tous les horizons politiques s'étaient livré une campagne chaudement disputée.

M. El-Sissi, l'homme ayant dirigé le coup d'État contre le président islamiste Mohammed Morsi, profite d'une vague de popularité et est clairement le favori dans la course de cette année. Depuis la chute de M. Morsi, M. El-Sissi est pratiquement parvenu au statut d'icône culte. Sa photo est affichée partout au pays, on chante ses louanges dans les mariages, et il a été présenté, dans des médias d'État et privés, comme un sauveur national.

Selon un porte-parole de la commission, M. El-Sissi a recueilli 188 930 signatures d'appui. C'est là près de huit fois les 25 000 signatures nécessaires provenant d'au moins 15 des 27 provinces du pays pour qu'un candidat puisse se présenter.

Son seul rival est M. Sabahi, un politicien de gauche arrivé troisième aux élections de 2012, après avoir reçu environ cinq millions de votes et ayant fait largement appel à la jeunesse séculière et à la classe ouvrière du pays.

Le personnel de M. Sabahi s'est plaint de l'emploi de tactiques d'intimidation pendant la période de collecte des signatures, et de biais en faveur de M. El-Sissi de la part de responsables gouvernementaux.

Certains égyptiens ont pressé M. Sabahi de se retirer de la course pour ne pas offrir ce qu'ils qualifient de vernis démocratique à la victoire probable de l'ancien général.

Au cours des deux prochaines semaines, la Commission électorale évaluera les documents des deux candidats, tout en permettant à ces derniers de contester la nomination de leur rival sur des bases juridiques. La campagne débutera officiellement le 2 mai, lorsque la liste finale des candidats sera dévoilée.

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