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Inondations dans la Vallée du Richelieu: recours collectif demandé dès mardi

19/04/2014 04:22 EDT | Actualisé 19/06/2014 05:12 EDT
Radio-Canada

MONTRÉAL - Des sinistrés des inondations de la rivière Richelieu, en Montérégie, s’adresseront à la Cour supérieure du Québec, dès mardi, dans l’espoir de pouvoir intenter un recours collectif contre les gouvernements de la province et du Canada pour obtenir une somme qui pourrait dépasser les 200 millions $.

Le requérant est Denis Dupuis, un homme dont la demeure a été lourdementabîmée par les eaux en 2011.

Selon Alain Arsenault, l'un des avocats au dossier, M. Dupuis a eu droit à une aide gouvernementale qui lui a permis de couvrir environ 80 pour cent des dépensesengagéespour remettre sa maison en bon état.

Me Arsenault ajoute que son client a, tout de même,dû contracter un emprunt majeur pour compléter les travaux et qu'en plus, il a été contraint de passer huit mois à l'extérieur de chez lui.

Si le recours est autorisé, il serait susceptible d'englober quelque 3000 sinistrés d'après Me Arsenault.

Il pense qu'ils pourraient réclamer des dédommagements à la fois pour la partie non couverte des rénovations qu'ils ont eu à entreprendre mais aussi pour leurs souffrances morales.

L'avocat raconte que, dans le cas de M. Dupuis, «ça été difficile pour lui de passer à travers cette épreuve» et qu'il a frôlé la dépression.

Pour apaiser sa souffrance et venir à bout de son stress, «il a rencontré des psychologues [et] d'autres victimes».

Il affirme que malheureusement, son client n'est pas nécessairement au bout de ses peines car «son terrain a déjà commencé à être inondé» cette année.

Alain Arsenault estime que Denis Dupuis et tous les autres malchanceux qui sont confrontés à ce problème ont de quoi s'impatienter.

Il précise que, dès les années 1930, «les autorités s'étaient engagées à faire des travaux pour que les inondations à répétition arrêtent».

Cependant, il souligne qu'elles ne les ont jamais pleinement éliminées.

Me Arsenault juge que le résultat a été catastrophique puisqu'«on calcule que, depuis 1963, des inondations presque comparables à celles de 2011, il y en a eu aux trois ans sur des étendues plus ou moins grandes».

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