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Egypte: le leader de gauche Sabbahi dépose sa candidature à la présidentielle

19/04/2014 07:41 EDT | Actualisé 19/06/2014 05:12 EDT

Le leader de gauche égyptien Hamdeen Sabbahi, seul rival du grand favori Abdel Fattah al-Sissi à la présidentielle des 26 et 27 mai, a déposé samedi sa candidature à la commission électorale, a annoncé à l'AFP le porte-parole de sa campagne.

La période de dépôt des candidatures s'achève dimanche, et aucun autre candidat n'est attendu.

"Si Dieu le veut, nous allons mener une grande bataille victorieuse", a lancé M. Sabbahi, malgré l'immense popularité de M. Sissi, ancien chef de l'armée qui a évincé le président islamiste Mohamed Morsi en juillet.

Selon son équipe de campagne, M. Sabbahi, 59 ans, a recueilli 31.100 signatures d'électeurs à travers 17 provinces, soit largement plus que les 25.000 requises pour valider sa candidature.

Samedi, de nombreux partisans de M. Sabbahi l'ont accompagné devant les locaux de la commission électorale, les bras chargés de caisses contenant les formulaires de signatures, en l'acclamant et en scandant "Sabbahi est le symbole de la liberté", selon un correspondant de l'AFP.

Plusieurs fois emprisonné sous Hosni Moubarak et son prédécesseur Anouar al-Sadate, M. Sabbahi était arrivé en 3e position lors de la première élection présidentielle démocratique du pays en 2012, qui avait vu la victoire de M. Morsi.

M. Sissi avait pour sa part déjà déposé son dossier le 14 avril, appuyé selon son équipe de campagne par près de 200.000 signatures d'électeurs.

L'éventuel troisième homme, Mortada Mansour, un avocat président de club de football, a annoncé samedi en conférence de presse qu'il renonçait pour apporter son soutien à M. Morsi.

Cet homme controversé, célèbre pour ses virulentes critiques contre les militants à la tête de la révolte de 2011, a assuré avoir pris sa décision après avoir eu une "vision" dans laquelle il s'est vu assis dans un bus avec deux officiers qui lui disaient "Nous allons dans la nouvelle Egypte".

Les détracteurs de M. Sissi redoute qu'il ne ramène le pays sous un régime autocratique. Selon Amnesty International, la répression qu'il a dirigée contre les Frères musulmans a fait plus de 1.400 morts parmi les islamistes.

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