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Ukraine: les miliciens prorusses refusent le désarmement

18/04/2014 06:05 EDT | Actualisé 18/06/2014 05:12 EDT
AFP via Getty Images
A pro-Russian militant wearing a surgical mask guards a barbed wire covered barricade in front of the Donetsk regional administration building on April 8, 2014. Ukraine mounted a counteroffensive on April 8 by vowing to treat the separatists as 'terrorists' and making 70 arrests in a nighttime security sweep, while hundreds of militants remained holed inside the Donetsk administration building a day after proclaiming the creation of an independent 'people's republic' and demanding that an independence referendum be held before May 11. AFP PHOTO / ALEXANDER KHUDOTEPLY (Photo credit should read Alexander KHUDOTEPLY/AFP/Getty Images)

Des militants prorusses qui occupent des édifices gouvernementaux dans plus de 10 villes ukrainiennes ont affirmé vendredi qu'ils ne se rendront pas tant que le gouvernement intérimaire ne démissionnera pas, laissant peu d'espoirs quant à un apaisement rapide des violences dans l'est du pays.

Après des semaines de conflits, les chefs de la diplomatie ukrainienne, russe, américaine et européenne se sont entendus jeudi à Genève sur une série de mesures pour que « toutes les parties » s'abstiennent « d'actions violentes, d'actes d'intimidation ou d'actions provocatrices ».

Le dirigeant du gouvernement autoproclamé de Donetsk a affirmé qu'il ne reconnaît pas le gouvernement national ukrainien, et que le nouveau gouvernement à Kiev occupe donc illégalement, lui aussi, les bureaux publics dans la capitale.

Malgré l'élection présidentielle prévue le 25 mai prochain, le gouvernement autoproclamé de Donetsk réclame un référendum sur le sort de la région d'ici le 11 mai, à l'image de celui ayant mené à l'annexion de la Crimée à la Russie.

Signe d'ouverture de Kiev

Le président intérimaire ukrainien, Oleksandre Tourtchinov, et le premier ministre Arseni Iatseniouk ont annoncé vendredi que le gouvernement est prêt à conduire une vaste réforme constitutionnelle qui donnerait plus de pouvoir aux gouvernements régionaux, et ont promis un « statut spécial à la langue russe ».

Le premier ministre a par ailleurs annoncé qu'il avait rédigé un projet de loi pour garantir l'amnistie à tous ceux qui déposeraient volontairement leurs armes et libéreraient les bâtiments occupés.

Accord de Genève : Moscou critique la réaction américaine

Quelques heures après la conclusion de l'accord de Genève entre l'Ukraine, la Russie, l'Union européenne et les États-Unis, le président américain s'est montré sceptique face à la bonne volonté de la Russie, et a prévenu que Washington et ses alliés étaient prêts à imposer des sanctions supplémentaires à Moscou s'il ne respectait pas ses engagements.

« Les Américains ont lancé des ultimatums, et ont essayé de nous menacer de nouvelles sanctions, ce qui est totalement inacceptable », a réagi le ministère russe des Affaires étrangères, qui accuse les responsables américains de chercher à « dissimuler les actions des autorités de Kiev, qui ont entrepris d'étouffer par la violence des protestataires dans le sud-est, lesquels expriment leur indignation légitime au sujet des manquements à leurs droits ».

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