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Ukraine: les séparatistes pas liés par l'accord, le gouvernement doit partir (responsable)

18/04/2014 05:55 EDT | Actualisé 18/06/2014 05:12 EDT

Les séparatistes de la "république de Donetsk" ne se sentent pas liés par l'accord conclu jeudi à Genève, qui n'a pas "été signé en (leur) nom" et maintiennent leur intention d'organiser un référendum sur l'autonomie, a indiqué jeudi un de leurs responsables.

Les séparatistes acceptent d'évacuer les bâtiments qu'ils occupent, comme prévu par l'accord, mais les autorités pro-européennes de Kiev "doivent d'abord quitter les bâtiments qu'elles occupent illégalement après leur coup d'Etat", a déclaré à la presse à Donetsk Denis Pouchiline, un des "ministres" du gouvernement de cette "république" autoproclamée.

L'application de l'accord ne pourrait en outre intervenir "qu'après une réforme constitutionnelle", a-t-il ajouté. Les séparatistes réclament une "fédéralisation" de la Constitution ukrainienne, que refuse le gouvernement, qui y voit la porte ouverte à l'éclatement du pays et propose une "décentralisation".

Les séparatistes, comme Moscou, refusent de reconnaître le gouvernement intérimaire issu du renversement en février, après des manifestations sanglantes, du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, dont Donetsk était le fief.

Les séparatistes ne se sentent pas liés par l'accord car le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï "Lavrov n'a pas signé en notre nom mais au nom de la Russie," a ajouté le responsable. Moscou avait initialement exprimé le souhait que les séparatistes soient représentés aux négociations qui ont réuni jeudi à Genève Ukraine, Russie, Etats-Unis et Union européenne.

"Nous nous attendons à ce que Kiev ne respecte pas cet accord. Nous préparons activement la tenue du référendum le 11 mai" sur l'autonomie régionale que veulent organiser les séparatistes, qui tiennent depuis le 6 avril le bâtiment de l'administration régional à Donetsk, a poursuivi M. Pouchiline.

"Nous nous attendons à une escalade du conflit" en raison de la politique de Kiev, a-t-il ajouté, assurant que le gouvernement ukrainien "a violé l'accord de Genève dès hier en annonçant que les troupes ukrainiennes resteraient" dans la région.

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