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Marathon de Boston: la couleur du manteau, un an après l'attentat

18/04/2014 05:30 EDT | Actualisé 18/06/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
A message is written on a volunteer's jacket near running shoes at a makeshift memorial on Boylston Street near the blast site of the Boston Marathon explosions, Thursday, April 18, 2013, in Boston. The city continues to cope following Monday's explosions near the finish line of the marathon. (AP Photo/Julio Cortez)

Le journaliste Cendrix Bouchard participe au marathon de Boston le 21 avril. À quelques jours de l'épreuve et un an après l'attentat, il vous propose une série de billets sur le processus de qualification, les mesures de sécurité et la participation canadienne.

Un texte de Cendrix Bouchard Twitter Courriel

Le symbole ultime d'une participation au marathon de Boston pour un coureur n'est pas réellement la médaille remise au fil d'arrivée. Ne vous trompez pas, il s'agit là d'un objet important, mais ce n'est pas le souvenir le plus recherché par les coureurs. C'est plutôt le fameux manteau de course que l'on peut acheter en tant que participant au marathon. La raison étant qu'on peut le porter à toutes les sauces pendant des années. Ceux qui le portent reçoivent généralement une salutation respectueuse des autres coureurs lorsqu'ils les croisent du regard. Et ce quel que soit l'âge ou le tempo de celui ou celle qui le porte.

Dans sa forme originale, il est bleu et jaune. Mais cette année, il sera orange. Il demeure toutefois reconnaissable avec les trois lignes sur les manches et le logo du BAA (Boston Athletic Association). En fait, il est à la course ce que le fameux tatouage d'Ironman est au triathlon. Cette marque généralement observable sur le mollet ou l'épaule de ceux qui ont complété un Ironman peut intimider bien des gens à la piscine. Ainsi, même si la couleur orange du manteau de cette année a été très critiquée par les coureurs, nous serons tout aussi nombreux qu'à l'habitude à nous précipiter pour en faire l'achat.

Les mille et une anecdotes de Boston

Lors des mois qui entrent dans la préparation d'un coureur pour n'importe quel marathon, les histoires sont nombreuses. Un peu semblables à des histoires de pêche, elles sont toutefois habituellement ponctuées de blessures et de mauvaise température. J'ai demandé à certains coureurs de me faire par de leurs histoires...

Un coureur me confie avoir oublié de démarrer le chronomètre de sa montre GPS au départ de la course dans toute la frénésie de ce moment. Il a tout de même réussi à atteindre son objectif - terminer sous les trois heures -  par moins de 30 secondes. Rien de neuf pour lui : il était parvenu à se qualifier pour le marathon de Boston avec seulement 7 secondes d'avance sur le temps limite qui lui était alloué. Ça, c'est du photo-finish.

Il semble que Boston soit l'excuse idéale pour enfreindre ce que l'on appelle les règles d'or de la course à pied, comme ne pas augmenter le volume trop rapidement, bien s'étirer après un entraînement, etc. Un coureur me confie qu'en raison d'une blessure, cet hiver, il n'a pu s'entraîner sérieusement que pendant cinq semaines. Il y est allé d'une augmentation de volume digne d'un kamikaze en passant de presque rien à 53, 70, 82 et 50 kilomètres par semaine. Il espère tout de même battre son record personnel à Boston.

Prendre le temps de savourer l'événement

En juin 2012, j'ai participé au triathlon « Escape from Alcatraz » à San Francisco, en Californie. Comme le dit le nom de l'événement, le départ de la course se fait près de l'île d'Alcatraz. Il faut nager dans la baie de San Francisco et rejoindre la rive deux kilomètres et demi plus loin. Quelqu'un m'avait conseillé de prendre quelques secondes pour profiter de cet événement unique durant la nage. J'ai suivi ce conseil et environ à mi-chemin, j'ai arrêté de nager quelques secondes pour regarder l'île d'Alcatraz derrière moi. Bien sûr, j'ai perdu un peu de temps, mais ça en valait la peine. Deux ans plus tard, je ne me souviens pas de mon temps à l'arrivée, mais je sais que je n'oublierai jamais ce moment.

On me donne souvent le même conseil au sujet du marathon de Boston. À la course il n'est pas nécessaire de s'arrêter, mais il faut tout de même faire un effort conscient afin de goûter pleinement au moment présent. Ça peut en effet nous déconcentrer et faire perdre quelques secondes, mais au bout du compte, qu'est-ce qui est le plus important?

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