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L'UE demande à Israël de revenir sur des décisions contre les Palestiniens

18/04/2014 09:42 EDT | Actualisé 18/06/2014 05:12 EDT

L'Union européenne a demandé vendredi à Israël de "revenir" sur des décisions récentes prises contre les Palestiniens, alors que les deux parties tentent de poursuivre leurs difficiles pourparlers de paix.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a exprimé sa "préoccupation" concernant plusieurs événements récents dans les territoires palestiniens occupés, qui "ne jouent pas en faveur du climat de confiance et de coopération nécessaire pour le succès des négociations de paix", selon un porte-parole.

Elle a aussi "condamné" l'attaque meurtrière mardi contre un officier de la police israélienne près de Hébron, en Cisjordanie, en appelant "à la fin immédiate de tous les actes de violence".

Mme Ashton évoque l'autorisation accordée dimanche à des colons juifs d'occuper une maison très disputée à Hébron et de nouvelles démolitions de maisons palestiniennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, qui se traduisent par le "déplacement de populations vulnérables".

Elle "déplore" aussi "la récente confiscation d'assistance humanitaire de l'UE destinée à des civils vulnérables à Jabal al-Baba". Selon une source européenne la semaine dernière, Israël a détruit des abris financés par l'UE dans la zone E1, un secteur très controversé qui relie Jérusalem-Est à la Cisjordanie.

"L'UE appelle les autorités israéliennes à revenir sur ces décisions", a affirmé le porte-parole de Mme Ashton, en appelant toutes les parties "à la plus grande retenue et à la responsabilité pour ne pas mettre en danger l'actuel processus de paix".

Un responsable israélien, qui a requis l'anonymat, a vivement réagi: "Il n'est pas étonnant que Mme Ashton ignore, une fois de plus, la responsabilité des Palestiniens dans la crise des discussions actuelles".

"Bien que les Palestiniens aient de façon claire et grossière violé les accords en s'adressant unilatéralement à l'ONU, Mme Ashton n'a pas jugé bon jusqu'à présent de réagir à ce sujet", a déploré ce responsable à l'AFP.

Selon un accord conclu en juillet sous l'égide du secrétaire d'Etat américain John Kerry pour relancer le processus de paix, Israël s'était engagé à libérer en quatre phases 104 prisonniers incarcérés avant les accords d'Oslo de 1993, tandis que les Palestiniens avaient suspendu toute démarche d'adhésion aux organisations internationales jusqu'à la fin des pourparlers, prévus jusqu'au 29 avril.

Mais le 29 mars, Israël a refusé de libérer comme prévu le dernier contingent de prisonniers, réclamant une prolongation des négociations. Trois jours plus tard, le président palestinien Mahmoud Abbas a alors signé des demandes d'adhésion de la Palestine à 15 conventions et traités internationaux.

"Comme toujours lorsque les Palestiniens doivent prendre des décisions, ils s'y refusent en sachant que la communauté internationale l'ignorera comme c'est arrivé", a poursuivi le responsable israélien.

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