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Deuxième match Canadien-Lightning: les yeux sur Stamkos

18/04/2014 01:47 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT
Mike Carlson via Getty Images
TAMPA, FL - APRIL 16: Steven Stamkos #91 of the Tampa Bay Lightning celebrates a goal against the Montreal Canadiens in Game One of the First Round of the 2014 Stanley Cup Playoffs at the Tampa Bay Times Forum on April 16, 2014 in Tampa, Florida. (Photo by Mike Carlson/Getty Images)

TAMPA - Le principal défi de la défense du Canadien dans cette série consiste à contenir le meilleur franc-tireur de la Ligue nationale depuis 2009. Malgré la victoire, les joueurs ont pleinement compris l'ampleur de la tâche.

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

Le Tricolore tentera de nouveau le défi presqu'impossible de museler Steven Stamkos, vendredi soir, lors du deuxième match de la série de premier tour contre le Lightning. Le Canadien mène 1-0.

Stamkos a conclu son premier match avec deux buts sur cinq tirs. Quatre autres de ses tirs n'ont pas atteint le filet (deux hors cible, deux bloqués par des patineurs). Et en première période, Josh Gorges a intercepté une passe qui lui était destinée, grâce à laquelle Stamkos allait assurément obtenir une très bonne chance de marquer.

« Quand je jouais avec les Panthers, on pensait pratiquement à laisser quelqu'un à côté de lui en tout temps en avantage numérique, raconte le défenseur du Canadien Mike Weaver. Il obtient des chances, car les joueurs le cherchent sur la patinoire. Et il n'a pas besoin d'une bonne passe, tu peux lui faire une mauvaise passe et il va tout de même obtenir une chance de qualité! »

L'espace et le temps

Pas besoin d'une bonne passe, ni d'un bon angle. En deuxième période mercredi, le capitaine du Lightning est parti de son filet avec la rondelle, avant d'arriver à pleine vitesse en zone neutre devant un Brandon Prust un peu trop statique. Une fois en zone adverse, il a pris un bon tir, mais d'un angle difficile, et a surpris Carey Price dans un rare moment de faiblesse.

On peut certes souligner que Price aurait dû faire l'arrêt, mais on devine aussi que laisser Stamkos prendre une telle vitesse n'est pas la meilleure idée. Comment éviter une telle séquence?

« À la base, tout ce que tu peux faire, c'est de l'empêcher d'avoir la rondelle, a estimé Josh Gorges. Une fois qu'il manie la rondelle et qu'il a de l'espace, il est si explosif et il se crée du temps. C'est là qu'il est dangereux. Et ce n'est pas seulement lui, plusieurs de leurs joueurs sont dangereux. Il faut être dans leur face en partant. »

« S'il est dans sa zone, il n'aura pas de chance de marquer, a ajouté Weaver. On doit envoyer la rondelle dans le fond de leur zone, ne pas commettre de revirement et appliquer un bon échec-avant dans leur territoire. »

« C'est un joueur d'élite, a rappelé l'entraîneur-chef du Canadien, Michel Therrien. On a un plan pour affronter ce genre de joueur, mais c'est pourquoi ce sont des joueurs d'élite, ils déjouent ton plan. Il a eu deux chances, il a marqué deux buts. »

Des chiffres révélateurs

On ne revient évidemment pas au sommet de sa forme du jour au lendemain après une absence de 45 matchs comme celle qu'il a vécue cet hiver, pour soigner une fracture du tibia droit.

En 20 matchs à son retour, Stamkos a donc été « limité » a 17 points, dont 11 buts, une excellente production, néanmoins inférieure au rythme auquel il nous a habitués depuis quelques saisons.

La fiche de son équipe, par contre, s'en est grandement ressentie. Le Lightning affichait un dossier de 12-5-0 quand il s'est blessé, et a conclu la campagne avec une fiche de 12-4-4. Entre ces deux séquences, les hommes de Jon Cooper ont remporté moins de la moitié de leurs matchs (22-18-5).

C'est donc dire qu'avec Stamkos, l'équipe a récolté 52 points sur une possibilité de 74 (,702), contre 49 sur 90 (,544) sans lui.

Les chiffres parlaient d'eux-mêmes en saison. Reste à voir s'ils continueront à le faire en séries.

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