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ATP - Monte-Carlo: Ferrer réussit l'impensable en sortant Nadal

18/04/2014 09:08 EDT | Actualisé 18/06/2014 05:12 EDT

David Ferrer a réussi un fantastique exploit en devenant seulement le troisième joueur à faire mordre la poussière à Rafael Nadal, le N.1 mondial et octuple vainqueur du tournoi, au Masters 1000 de Monte-Carlo, vendredi en quart de finale (7-6 (7/1), 6-4).

C'est en effet seulement la troisième défaite en 53 matches de Nadal à Monte-Carlo, où il s'était imposé huit fois de suite entre 2005 et 2012.

L'Espagnol s'était incliné en huitièmes de finale face à l'Argentin Guillermo Coria pour sa première participation en 2003, à 16 ans.

Après une parenthèse en 2004, il avait enchaîné 46 victoires consécutives entre 2005 et 2013, avant d'être battu l'an passé en finale par le Serbe Novak Djokovic.

Sur cette longue période, Ferrer avait lui-même plusieurs fois subi la loi de son compatriote sur le Rocher. Nadal l'y avait battu trois fois sans jamais concéder le moindre set.

Sur terre battue, le N.6 mondial n'avait vaincu Nadal qu'une fois dans sa carrière jusque-là, en 2004 à Stuttgart. "Rafa" restait depuis sur 17 victoires d'affilée, la dernière l'an passé en finale à Roland-Garros, en trois sets.

Ferrer affrontera samedi en demi-finale le Suisse Stanislas Wawrinka (N.3), victorieux cette année à l'Open d'Australie, qui s'est qualifié en battant vendredi le Canadien Milos Raonic (N.10) en deux sets 7-6 (7/5), 6-2.

Après une année 2013 extraordinaire, avec 10 titres décrochés en 14 finales, Nadal est moins rayonnant depuis le début de la saison. Il a certes été finaliste à l'Open d'Australie, mais marque depuis le pas.

- Nadal n'était pas lui-même -

Il a été éliminé dès le troisième tour à Indian Wells, par l'Ukrainien Alexandr Dolgopolov, et a été laminé en finale à Miami par Djokovic.

Ferrer a amplement mérité le droit de disputer la 13e demi-finale de sa carrière en Masters 1000, la troisième à Monte-Carlo après celles de 2010 et 2011, année où il avait été finaliste.

Avec une application remarquable, il a mis en oeuvre un schéma tactique très clair, en excentrant systématiquement Nadal loin sur son revers, pour ensuite saisir sa chance à la moindre ouverture.

Perturbé dans ses repères, le Majorquin a été moins efficace qu'à l'accoutumée sur un court où il a pourtant ses habitudes comme nul autre. Il a concédé ses deux premiers jeux de service, mais a réussi à débreaker à chaque fois dans la foulée.

Ferrer s'est encore procuré des balles de break sur les deux jeux de service suivants de son adversaire. Et il aurait dû remporter plus rapidement ce premier set s'il avait été plus opportuniste dans ces moments clés.

Car Nadal n'était pas tout à fait lui-même, avec 27 fautes directes pour seulement 14 coups gagnants dans cette manche (44 pour 24 au total). Le N.1 mondial s'est d'ailleurs sabordé dans le tie-break.

Après avoir mené 1-0, il a perdu les sept points suivants, en accumulant les erreurs, comme cette amortie complètement ratée à 1-4.

Ferrer a continué dans la même veine dans le second set, breakant deux fois pour mener 5-2. Prenant conscience que l'exploit était à portée de main, il a un peu paniqué, permettant à Nadal de revenir à 5-4. Mais il s'est ressaisi, pour s'offrir l'une des plus belles victoires de sa carrière.

cyb/gv

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