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Une correction du secteur de l'habitation ferait mal à l'économie, affirme BMO

17/04/2014 03:53 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

OTTAWA - Une correction soudaine et prononcée du secteur de l'habitation pourrait avoir un impact dévastateur sur l'économie canadienne dans son ensemble, suffisamment pour provoquer une autre récession, affirme la Banque de Montréal dans un rapport publié jeudi.

L'économiste principal Sal Guatieri, auteur du rapport, estime que même une correction de 10 pour cent — ce que plusieurs qualifient d'atterrissage en douceur — pourrait retrancher jusqu'à un point de pourcentage à la croissance du produit domestique brut, ou réduire de moitié le taux de croissance actuel.

Ces conclusions découlent d'une analyse de la contribution du marché de l'habitation à l'économie canadienne entre 2002 et 2007, alors que les prix ont augmenté de cinq points de pourcentage de plus que les revenus.

Selon la Banque de Montréal, la hausse rapide des prix des habitations et de la construction ont ajouté 0,56 point de pourcentage à la croissance annuelle durant ces six années.

Mais maintenant, alors que la valeur des habitations se trouve à des niveaux sans précédent ou presque à la grandeur du pays et que de nombreux économistes prédisent une certaine correction, le scénario opposé pourrait se produire.

Une correction modérée pourrait se traduire par un sérieux ralentissement, a écrit M. Guatieri dans le rapport de BMO.

Compte tenu des niveaux records d'endettement des ménages canadiens, l'impact négatif d'une correction pourrait même être pire que ce prévoit la banque, a ajouté l'économiste.

Mercredi, le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a affirmé que si une correction du secteur de l'habitation demeurait un risque pour l'économie du pays, l'issue la plus probable était un «atterrissage en douceur».

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