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Poutine table sur une inflation à 6,5% en 2014

17/04/2014 06:25 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

Le président Vladimir Poutine a tablé jeudi sur une inflation d'environ 6,5% en 2014 en Russie, revoyant à la hausse la prévision du gouvernement d'une inflation à 6%.

"Il est prévu qu'elle (l'inflation, ndlr) atteigne 6%. Mais à priori elle sera à 6,5%", a-t-il estimé, lors de sa séance de questions-réponses télévisée.

Ces dernières années, la Russie a vu son économie ralentir fortement: la croissance est passée de 4,3% en 2011 à 3,4% en 2012 puis 1,3% en 2013, alors que selon de nombreux experts le modèle actuel, reposant sur les prix élevés des hydrocarbures, s'essouffle.

Le phénomène s'est aggravé en mars en raison de la confrontation avec les pays occidentaux qui a suivi le rattachement de la Crimée à la Russie.

Le spectre d'une récession se fait de plus en plus craindre en Russie.

Début avril, le gouvernement russe a abaissé sa prévision de croissance pour 2014 à une fourchette entre 0,5% et 1,1%, contre 2,5% auparavant.

Il a alors également révisé en forte hausse sa prévision d'inflation pour cette année, à 6% contre 4,8%.

Plusieurs hauts responsables russes, dont les ministres des Finances et de l'Economie, se sont montrés pessimistes face à l'évolution de la situation économique en Russie, estimant que cela était lié à la crise en Ukraine.

Mardi, le ministre des Finances Anton Silouanov a ainsi estimé que la croissance de l'économie risquait d'être nulle en 2014 en raison des troubles "géopolitiques" actuels.

Des analystes ont par ailleurs estimé que la Crimée pourrait de plus s'avérer un fardeau économique pour la Russie.

Moscou s'est en effet engagée à investir massivement dans la péninsule, et à augmenter les salaires et les retraites des habitants.

Se voulant rassurant, M. Poutine a cependant précisé jeudi que les fonds nécessaires pour soutenir les habitants de Crimée seraient puisés dans le fonds de réserve russe et non dans le budget.

Ainsi, "il n'y aura pas de réduction des programmes sociaux, prévus par budget. Tout ce qui est nécessaire pour soutenir les habitants de Crimée sera issu du fonds de réserve du gouvernement et ne menacera en rien notre programme social", a-t-il dit.

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