POLITIQUE

Le Québec doit se souvenir de 1982, juge PKP

17/04/2014 06:08 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT
Patrick Lauzon via FOTOimage

Le nouveau député péquiste de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, juge que le fleurdelisé devrait être en berne tous les 17 avril pour commémorer le rapatriement de la Constitution canadienne. Ce geste historique aurait « désarmé » le Québec, selon lui.

Dans une lettre publiée dans les quotidiens jeudi, M. Péladeau estime que les Québécois ont « un devoir de mémoire » envers le rapatriement constitutionnel de 1982 et que cette décision de la Cour suprême a donné le droit à Ottawa d'« ignorer les fondements » de la société québécoise.

« Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire aujourd'hui, cet événement constitue la pierre angulaire de notre avenir collectif et nous impose de graves conséquences », écrit-il.

Pour illustrer cette décision qu'il qualifie de « gravissime », M. Péladeau relate les propos de l'historien Frédéric Bastien, selon qui la Cour suprême a partagé de l'information confidentielle avec Ottawa et Londres lors des événements de 1982. Il croit que le plus haut tribunal au pays était en conflit d'intérêts lors du partage de ces données.

M. Péladeau rappelle aussi le recul « continu et sans précédent » du Québec en ce qui a trait à ses compétences. Il ajoute que c'est d'autant plus « choquant » que ces changements ont été opérés à la suite d'une promesse de renouveau de Pierre-Elliott Trudeau en 1980.

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